Dégâts causés par le vent: assurés ou non?

CARAQUET – Selon les contrats d’assurance habitation qu’ils ont souscrits, les propriétaires dont les biens ont été endommagés par la tempête Arthur peuvent espérer une indemnisation.

Comme souvent en matière d’assurance il y a peu de règles générales, les couvertures varient selon les contrats souscrits. Néanmoins, les dégâts causés par le vent sont pris en compte dans la plupart des contrats d’assurance habitation.

«Ce genre de pertes devraient être couvertes par les assurances, mais ça varie d’une compagnie à l’autre. Chaque contrat est différent», confirme Adelbert Dugas, de la société Assurance Chaleur, à Caraquet. Il affirme avoir reçu une douzaine d’appels pour des réclamations lundi matin.

«Beaucoup d’arbres sont tombés, mais ils sont tombés à côté des maisons sans causer trop de dommages. Heureusement, le vent était du bon côté, s’il était venu du nord-ouest, il y aurait eu beaucoup plus de dommages», poursuit-il, en conseillant de contacter son agent d’assurances pour s’informer.

Un conseil que l’on retrouve également de la part de Stéphane Lemaire, le responsable d’Assurance Mourant.

«Le plus important est toujours de vérifier auprès de son courtier à l’avance, pour savoir si c’est couvert, s’il y a une limite, s’il y a une franchise et si cela affecte le dossier du client», explique-t-il. Certains contrats prévoient même une indemnisation pour les denrées périssables que l’on aurait pu perdre, à la suite d’une panne de courant pendant une tempête.

«En général, c’est couvert, oui», confirme Stéphane Lemaire. Mais reste encore à savoir, avant de déposer une réclamation, si le jeu en vaut la chandelle et quelles seront les répercussions sur son contrat.

«Il y a des montants maximums selon les compagnies, certaines chargent des franchises, d’autres pas. C’est vraiment du cas par cas (…) Il faut bien savoir si ça vaut la peine de déclarer pour 300 $ de pertes si on a une franchise de 1000 $. Les gens ont souvent des rabais, car ils n’ont pas fait de réclamation, perdre ce rabais ça ne vaut pas toujours la peine.»

Les caprices de la nature, de plus en plus nombreux avec les changements climatiques, ont également un impact sur les montants des primes qu’il faut régler pour assurer son logement.

«Ça a déjà un impact sur le long terme sur les assurances maison, elles ont déjà commencé à augmenter et c’est sûr que cela ne pas aller en s’améliorant. Si Dame Nature fait beaucoup de dommages, les assurances doivent elles avoir les moyens de payer ces réclamations, donc il faut qu’elles chargent des primes plus élevées. À long terme, cela affecte tout le monde, tout le monde paye pour les réclamations des autres, c’est le principe de l’assurance.»