Fonderie de plomb de Belledune: une entente de principe est conclue

BELLEDUNE – Une entente de principe a été conclue mercredi entre la Fonderie de plomb de Belledune Glencore et le syndicat de métallos représentant les 330 membres de l’usine.

Les deux parties négociaient pour la troisième fois concernant leur convention collective qui est échue depuis la fin février.

Elles sont tombées sur un accord dont les détails, qui ne sont pas dévoilés aux médias, seront présentés aux syndiqués de la fonderie jeudi.

Les représentants syndicaux affirment que les négociations ont été serrées jusqu’au bout et que leur recommandation est que les membres acceptent l’offre patronale lors du vote prévu les 13 et 14 août.

«Ç’a été difficile assez, mais nous avons fini par nous entendre. Nous recommandons que l’entente soit acceptée», a spécifié Gary White, le représentant syndical des métallos.

Les plus de 300 membres avaient rejeté la première proposition à 95 % en juin et la dernière à 66 % fin juillet. La durée du contrat de travail, des changements au régime de retraite des travailleurs avec le moins d’ancienneté et aux avantages sociaux étaient au cœur du désaccord.

L’entreprise Glencore demandait à son personnel syndiqué de faire des concessions financières de l’ordre de 3,5 millions $ par année. Les dirigeants disent perdre 15 millions $ par année depuis la fermeture de la mine Brunswick, pour justifier leurs demandes.

Ils avaient laissé entendre récemment qu’un lock-out pourrait être envisagé si les syndiqués écartaient la deuxième offre.

Les travailleurs s’inquiètent de l’avenir de l’usine, même avec un nouveau contrat de travail en main.

«Nous avons fait notre part. Ça reste à l’employeur de faire la sienne parce qu’il n’y a pas de garantie que ça va rester ouvert. Ils nous ont dit du tout début que même avec une entente, ça ne voudra pas dire que l’usine va demeurer ouverte», a précisé M. White.

La fonderie a été construite à la fin des années 1960 pour traiter le concentré de plomb de la mine. Depuis la fermeture de celle-ci, elle doit s’approvisionner en Europe et en Amérique du Sud.