Des travailleurs manifestent devant l’ancienne usine Smurfit-Stone à Bathurst

BATHURST – Des manifestants protestent devant l’ancienne usine Smurfit-Stone à Bathurst. Ils accusent le gouvernement provincial de freiner le projet de conversion du site.

Ce sont des travailleurs qui avaient commencé à nettoyer le terrain pour Raymond Robichaud, qui veut racheter la propriété pour y construire un condominium et une usine dont l’activité demeure pour l’instant confidentielle.

Le contremaître, Marc Robichaud, qui est le frère de l’acheteur potentiel, espère obtenir par la manifestation qui a débuté mardi soir, des réponses auprès du gouvernement, plus précisément du ministère de l’Environnement qu’il montre du doigt.

«Nous sommes une vingtaine d’hommes qui ne travaillent pas en plein cœur de l’été. Nous avons des enfants, des factures à payer. Ils (les représentants de l’environnement) nous empêchent de nettoyer le site. Nous voulons faire tomber les silos, mettre de l’herbe, aplanir le terrain, mais ils refusent. J’ai dit dans ce cas que je peux commencer à embellir en coupant le gazon. Ils ne veulent même pas», explique Marc Robichaud.

Dans une lettre datée du 22 juillet 2014 dont nous avons obtenu copie et à l’adresse du ministère de l’Environnement, Gerry Philippe, le vice-président des opérations canadiennes de l’entreprise propriétaire, Green Investment, confirme que Raymond Robichaud a leur autorisation pour y effectuer des travaux. M. Philippe ajoute que «ces travaux seront exécutés à ses frais et serviront à accélérer le processus des mesures correctives nécessaires sur ce site»

Dans nos pages récemment, une porte-parole du ministère de l’Environnement nous confiait à propos de ce dossier qu’une évaluation d’étude d’impact environnemental était en cours, car certains problèmes devaient être abordés.

Les protestataires ont l’intention de poursuivre leur piquet, jusqu’à ce qu’ils obtiennent des réponses du gouvernement.

«De plus, on aimerait que le gouvernement conservateur fasse une réunion avec mon frère pour régler l’affaire des taxes. Il envoie des courriels depuis trois semaines, mais il n’a aucune réponse. Nous voulons que ça débloque parce que nous voulons travailler», insiste Marc Robichaud.

Les taxes dont il est question sont l’impôt foncier de près d’un million de dollars que Smurfit-Stone n’aurait jamais payé à la suite de sa fermeture. La cartonnerie a fermé ses portes en 2005. La propriété a été rachetée cinq ans plus tard par Green Investment qui a démoli la majeure partie des infrastructures pour vendre la ferraille.