MONTRÉAL – À quelques heures de la fin du Congrès mondial acadien (CMA) 2014, son président est un homme fatigué mais surtout satisfait.

Émilien Nadeau a confié, dimanche après-midi, qu’il pense que «ça a vraiment été une réussite».

«Les gens sont heureux et souriants. Je crois que nous avons atteint nos objectifs. Les Acadiens des terres et forêts peuvent dire mission accomplie», a déclaré le président du CMA 2014 lors de la dernière conférence de presse de l’événement.

«Quand l’on songe à tout ça, c’est une réussite de communauté, une réussite de l’équipe qui a organisé le congrès et une réussite des bénévoles qui sont autour de nous par milliers», a-t-il ajouté.

Même s’il n’était pas prêt à dresser un bilan complet des festivités qui ont commencé le 8 août, il a souligné, d’un ton enthousiaste, qu’il n’a «pas entendu du tout de commentaires négatifs» et ce, tant de la part des participants que des médias.

M. Nadeau a rappelé que, de prime abord, les organisateurs souhaitaient que la panoplie d’activités offertes au Nouveau-Brunswick mais aussi au Québec et dans le Maine attireraient 50 000 personnes et qu’un total de 600 000 entrées seraient enregistrées.

Il s’est dit confiant de voir ces ambitieux objectifs être atteints puisque de nombreux événements ont été de francs succès.

Invité à se montrer un peu plus spécifique, Émilien Nadeau a notamment cité en exemple la célébration de la fête nationale des Acadiens à Madawaska, au Maine, qui a attiré à elle seule «au moins 15 000 curieux». Il a spécifié qu’à ses yeux, cette grande fête méritait assurément d’être qualifiée «de moment fort».

«Il y a des acadiens de partout à travers le monde qui sont venu nous visiter», se réjouit-il.

Si Émilien Nadeau ne cache pas sa fierté lorsqu’il songe aux rassemblements familiaux, aux colloques, aux conférences, aux sommets et aux spectacles qui ont entre autres ponctué le Congrès mondial acadien, il a ouvertement admis qu’au plan de la logistique, certains défis de taille ont dû être relevés.

Il a indiqué qu’auparavant, le CMA «n’a jamais eu lieu dans deux provinces canadiennes et un État américain». M. Nadeau a ajouté qu’en voulant se positionner «dans trois juridictions différentes, il y avait le casse-tête des douanes» à résoudre. Il a également souligné qu’il a fallu «faire affaire avec la Sûreté du Québec, la police américaine et la Gendarmerie royale du Canada».

 Avec la collaboration du journaliste Sébastien Lachance.

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