Un casse-tête financier pour les parents

CARAQUET – Nouveaux vêtements, nouveau matériel, frais d’inscription; le retour en classe peut représenter tout un casse-tête pour les parents.

Linda Mallais réside à Dieppe. Son fils, Daniel, commencera sa 12e année à l’école Mathieu-Martin. Mme Mallais recevra bientôt une liste d’articles qu’elle devra acheter à son fils, mais elle anticipe déjà des coûts de 100 à 150 $.

«Il a notamment besoin de cartables (reliures), de feuilles, d’un agenda d’environ 30 $, etc. On n’achète pas seulement ce qui se trouve sur la liste. Parfois, on leur procure des choses pour les motiver», explique cette mère de trois enfants.

En ce qui concerne l’habillement, on parle d’une facture de 200 à 300 $.

«Ça grandit tellement vite! Ça prend des espadrilles, des jeans, etc.»

La fille aînée de la famille, Stéphanie, entamera sa deuxième année à l’Université de Moncton. Stéphanie souhaite devenir infirmière.

«Juste les frais d’administration (de l’inscription), c’est environ 7500 $. Elle vient d’acheter pour 775 $ de livres et elle n’a pas encore terminé. Elle a aussi suivi trois cours cet été, ce qui a coûté 1600 $», indique Linda Mallais.

Heureusement, Stéphanie a obtenu un prêt pour ses études. Mais sans l’aide de papa et de maman, elle n’y arriverait pas.

«On lui a fourni une voiture de deuxième main. Ainsi, elle sauve des coûts de logement (elle habite chez ses parents). Le stationnement sur le campus, c’est 140 $ pour l’année. Je lui achète également du linge», souligne Mme Mallais, qui prévoit se procurer une bonne imprimante avec scanneur au cours des prochaines semaines.

«L’an passé, elle a dû imprimer des pages à la maison. C’était l’épaisseur d’un livre de deux pouces! À l’université, ce n’est pas gratuit, alors c’est mieux de faire ça à la maison», ajoute-t-elle.

«Je ne sais pas comment les enfants qui vont à l’université et qui n’ont pas d’aide de leurs parents font pour survivre.»

Au primaire, même si les coûts sont bien moins élevés comparés aux études postsecondaires, il n’en demeure pas moins que ça peut représenter un casse-tête pour les parents.

Le fils de Nadia Doiron, Maxime-Eric, commencera sa 3e année à l’école L’Escale-des-Jeunes de Bas-Caraquet. La liste du matériel à se procurer est exhaustive et très précise, sans compter qu’il faut étiqueter chacun des articles.

«L’école demande 24 crayons de plomb et 14 Duo-Tang (reliures à attaches) de différentes couleurs. Il me semble qu’un cartable avec des diviseurs ferait l’affaire. C’est vraiment spécifique», indique Mme Doiron.

«L’école demande aussi trois boîtes de mouchoirs. L’an passé, j’ai envoyé une seule boîte en septembre et il me l’a rapportée en juin», poursuit-elle.

Aux fournitures s’ajoute l’achat de vêtements.

«Ce que je trouve le plus dur, c’est d’habiller un enfant pour la rentrée. Il n’y a pas vraiment de place dans la Péninsule acadienne pour ça. Je l’ai habillé à Moncton de A à Z pour environ 250 $», souligne Nadia Doiron.