La croissance et les besoins dans le Sud-Est

DIEPPE – Le nombre de jeunes francophones inscrits dans les écoles du Sud-Est poursuit son ascension en 2014-2015. Cette situation enviable permet à Monique Boudreau, directrice du District scolaire francophone Sud, de gérer une situation de croissance qui se maintient depuis plusieurs années.

Les 37 écoles du Sud-Est accueilleront13 500 élèves cette année, soit 300 de plus que l’an dernier.

Cette hausse du nombre d’élèves pose quand même des défis importants pour les responsables du district, l’un des plus vastes de la province. Son territoire comprend les écoles de la région de Moncton et de Dieppe, ainsi que celles des régions de Saint-Jean, Miramichi, Baie-Sainte-Anne, Rogersville, Richibucto, Saint-Louis-de-Kent, Shediac, Bouctouche, pour n’en nommer que quelques-unes.

«Nous sommes toujours à la quête de locaux et il faut même construire des écoles. Nous travaillons toujours pour répondre aux besoins de cette croissance», explique Monique Boudreau.

La directrice attend avec anticipation l’ouverture de l’École des Pionniers, à Quispamsis, près de Saint-Jean, où environ5 % de la population est francophone. Son ouverture est prévue en janvier 2015.

Monique Boudreau reconnaît que l’établissement, dont les coûts de construction s’élèvent à 14 millions $, est situé dans un milieu à majorité anglophone, mais elle souhaite profiter de cette occasion pour tendre la main aux familles exogames et aux ayants droit.

«Nous voulons assurer la vitalité de la langue française. Lorsque nous ouvrons des écoles dans des milieux anglo-dominants, nous sommes capables d’aller chercher les enfants de couples exogames et les ayants droit. Ça nous occasionne des défis particuliers, mais nous voulons ces élèves chez nous. Nous voulons travailler avec les familles pour promouvoir le français à la maison et mieux préparer l’enfant avant qu’il commence l’école.»

La construction d’une nouvelle école est aussi prévue à Fredericton en septembre 2015 et la nouvelle école Champlain va ouvrir ses portes à Moncton en 2016.

«Il y a une surpopulation d’élèves dans la région de Dieppe. Le Carrefour de l’Acadie est encore capable d’accueillir des jeunes, mais éventuellement, il va falloir une nouvelle école à Dieppe pour répondre aux besoins de la communauté», ajoute-t-elle.

… ET QUELQUES ÉCOLES ONT AUSSI LEURS PROBLÈMES

Si de nouveaux établissements sont en train de voir le jour dans certaines régions du Sud-Est, d’autres sont aux prises avec des problèmes semblables à ceux des autres districts scolaires du nord de la province.

À Rogersville par exemple, l’École élémentaire W.-F.-Boisvert est dans un état désuet et les parents demandent depuis plus d’une décennie d’agrandir l’École secondaire Assomption afin d’accommoder les élèves de la maternelle à la 12e année.

«Nous avons divisé le district en six communautés différentes. L’une des communautés comprend les écoles de Rogersville, Miramichi, Richibucto, Saint-Louis-de-Kent, Baie-Sainte-Anne. La population diminue. Notre mission est de créer une identité forte et un lien avec les communautés. Le district a une vision commune, mais nos communautés d’écoles travaillent ensemble. Les directeurs se rencontrent et le district est là pour les appuyer et répondre à leurs besoins», soutient Monique Boudreau, directrice du District scolaire francophone Sud.