Un plan d’éducation de 10 ans, promettent les libéraux (vidéo)

MONCTON – Les libéraux promettent d’adopter un plan d’éducation de 10 ans s’ils sont portés au pouvoir. Ils comptent faire appel aux éducateurs, aux parents, aux enseignants, aux élèves et aux autres partis pour le développer.

Brian Gallant a fait cette annonce, mardi matin, au centre familial Saint-Patrick de Moncton.

«Nous avons besoin d’un plan à long terme qui vise à fournir de meilleurs résultats pour nos enfants. Les preuves à l’échelle mondiale démontrent que les économies les plus solides et celles qui créent le plus d’emplois se situent dans les endroits qui possèdent les meilleurs systèmes d’éducation.»

Le plan libéral viserait l’atteinte d’une longue liste d’objectifs touchant de nombreux éléments du système d’éducation public au Nouveau-Brunswick.

Selon Brian Gallant, ce plan ne serait pas politique. C’est pourquoi il propose d’inviter les autres partis à la table.

«Je crois que nous serions de l’avant de s’orienter dans la même direction en éducation, d’apprendre de nos erreurs du passé sans pointer personne du doigt et de tirer parti de nos réussites.»

Les libéraux estiment qu’ils pourraient atteindre les objectifs de ce plan avec les fonds consacrés à l’éducation à l’heure actuelle.

«Nous croyons qu’avec les fonds que nous avons avec le budget à l’heure actuelle, nous pouvons déplacer les fonds selon les besoins, nous pouvons trouver des façons de rendre le système plus efficace.»

Brian Gallant ajoute que 10 millions $ supplémentaires par année seront disponibles à compter de 2016-2017 afin de mettre en oeuvre ce plan, si nécessaire.

Les libéraux ne sont pas les premiers à se pencher sur l’avenir du système d’éducation. La Commission sur l’école francophone, créée en 2008 par le gouvernement de Shawn Graham et présidée par Gino LeBlanc, a mené une étude sur la question. Elle a déposé son rapport en juin 2009.

En 2014, le gouvernement provincial a adopté la Politique d’aménagement linguistique culturelle (PALC), comme le recommandait le rapport LeBlanc. Cette politique se veut une feuille de route pour l’école francophone au cours des 10 prochaines années.

Brian Gallant se défend de promettre une autre étude. «Ce n’est aucunement une commission, ce n’est aucunement une étude. Je ne dirais même pas que c’est un groupe. C’est vouloir avoir des gens autour de la table qui vont finalement écrire un plan d’éducation», dit-il.

Il dit d’ailleurs appuyer la PALC. «Nous pensons que c’est une belle initiative. (…) Nous pensons que ça peut être un aspect fondamental de ce que nous pourrons délivrer et produire en termes d’un plan à long terme pour le système d’éducation, qui comprend non seulement la maternelle à la 12e année, mais aussi la prématernelle, le postsecondaire et j’en passe.»