Un studio mobile pour la radio communautaire du Restigouche

La station communautaire Radio Restigouche s’est dotée d’un studio mobile qui risque de faire beaucoup d’envieux dans la province. - Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert
La station communautaire Radio Restigouche s’est dotée d’un studio mobile qui risque de faire beaucoup d’envieux dans la province. – Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert

BALMORAL – Non satisfaite d’avoir un studio principal à Balmoral et un studio satellite à Campbellton, la station radiophonique Radio Restigouche vient de se doter d’un troisième studio, celui-là sans port d’attache.

«On couvre beaucoup d’événements dans la communauté, mais l’idée avec ce studio c’est d’être encore plus près d’elle, plus présent que jamais. On veut rapprocher davantage les gens de la radio. Et une bonne façon de le faire c’est d’apporter directement la radio à eux.»

Voilà comment le directeur de CIMS 104 FM, Pierre Bourque, vend le projet du tout nouveau studio mobile de sa station, une acquisition qui risque de faire passablement de jaloux dans le milieu radiophonique néo-brunswickois.

Car il faut dire que ce n’est pas très courant pour une station radiophonique – et qui plus est une station communautaire – de posséder un équipement mobile aussi imposant. «C’est vrai que c’est relativement rare ici. En Europe, par contre, c’est très commun de retrouver un studio mobile complet», explique M. Bourque.

Le studio en question est incorporé à l’intérieur d’une remorque de 3400 livres mesurant 8 pieds de largeur, 14 de longueur et 10 de hauteur.

À l’intérieur, on y retrouve une table munie d’une console et de micros ainsi que suffisamment d’espace pour accueillir de trois à quatre invités. Bref, comme un véritable studio standard. «Cette remorque, on l’a fait construire sur mesure. On s’est assuré que ce soit du solide et de qualité afin que ça dure des années», indique le directeur de la station.

L’endroit est également vitré afin de permettre à l’animateur de témoigner de ce qu’il voit à l’extérieur. Les plus téméraires peuvent même se rendre sur le toit.

«On y a fait poser une passerelle repliable afin de diffuser en direct de là-haut. C’est très pratique et interactif lors de festivals ou d’événements où il y a une bonne foule. Ça nous permet aussi de prendre de bonnes photos pour alimenter notre site web», indique M. Bourque.

Selon ce dernier, la station était en mesure d’effectuer des reportages en direct par le passé. Toutefois, le nouveau studio mobile sera plus adéquat pour les déplacements d’équipe, pour offrir plus d’intimité avec les intervenants lors d’entrevue, et sans compter qu’il offrira à la station une visibilité accrue.

Il pourrait même, selon le directeur, servir à des fins pédagogiques.

«Je vois très bien le studio aller faire un tour dans les écoles et servir pour des ateliers. Aussi, en étant plus près de la communauté en général, en leur montrant les outils avec lesquels on travaille, peut-être qu’on pourra susciter du bénévolat. On pourra peut-être intéresser plus de gens à faire des émissions bénévoles une fois qu’ils verront que ce n’est pas très sorcier un micro et une console», dit M. Bourque.

Un tel studio n’est toutefois pas donné. Sans l’équipement électronique, il est question d’un investissement de 25 000 $.

«Cela dit, on a acheté de l’équipement électronique tout spécialement pour le studio, comme une console, des micros sans fil, des micros-cravates et un appareil de télécommunication (pour nous relier à la station). On parle d’un investissement supplémentaire d’environ 6000 $», confie M. Bourque, prenant toutefois soin d’ajouter que ce projet (studio et équipement) a été financé par un donateur qui désire conserver l’anonymat.

Fait à noter, la toute première sortie publique du studio mobile a eu lieu samedi dernier lors du défi amical le Roi de la caserne à Balmoral.

Satisfait de cette première expérience? «Très! On s’est même permis d’utiliser notre passerelle. Sinon, c’est un très bon premier test pour le studio. On a eu un bon aperçu de son potentiel. On est bien contents», dit M. Bourque.