Un nouveau regard sur le Nord-Est avec un drone

BATHURST – Un citoyen de Bathurst, François Foulem, propose de découvrir ou de redécouvrir, d’une autre perspective, les charmes panoramiques du nord-est de la province, par le biais de prises de vues capturées avec son drone.

Équipé d’un drone à vocation récréative muni d’une caméra très perfectionnée, François Foulem sillonne des coins de la Péninsule acadienne et de la région Chaleur à ses heures de loisir. Depuis deux mois, il filme des lieux faisant ressortir la beauté du paysage.

«Au début, je faisais les prises aériennes pour m’aider à apprivoiser la manipulation du drone. Lorsque j’ai regardé le produit, je me suis dit que je devrais le partager. Nous avons un beau coin de pays. J’ai quitté la région pour les États-Unis pendant trois ans. Lorsque mon premier fils est né, je suis revenu ici, voulant qu’il grandisse près de ses grands-parents. Mon premier petit emploi était à Caraquet, donc matin et soir, je voyageais le long du cap, de Bathurst à là-bas. J’ai eu une épiphanie. Ça a fait chanter mon cœur de joie», raconte-t-il avec un brin de poésie.

«J’ai compris que c’était de la mer dont je m’étais ennuyé pendant mon absence. J’en suis maintenant un esclave. Nous sommes bien nantis avec notre panorama et je le mets en évidence avec mes vidéos», explique celui qui s’est impliqué pendant une décennie dans la Ligue d’improvisation Chaleur.

Mais ce n’est pas tout pour le réalisateur amateur de faire survoler son drone sur n’importe quel site. Il faut que le coin raconte une histoire.

«Je cherche des endroits qui se démarquent visuellement. J’aime produire une vidéo qui laisse une sensation émotive aux gens. Je suis allé filmer certains endroits et je n’ai rien fait avec mon appareil parce que rien ne ressortait. Pour moi, l’histoire se définit surtout par la démarcation entre mer et terre, à l’embouchure de rivières comme les barachois et les goulets. Je fais beaucoup les clochers des églises pour créer une perspective intéressante et je mets une musique pour rehausser la sensation que je perçois dans la vidéo», confie-t-il.

Il poste ses vidéos sur YouTube sous le titre Survol HiView et celles-ci génèrent un trafic intéressant. À ce jour, il en a déjà produit une vingtaine.

«Des 21 vidéos qui sont en montre, 16 ont déjà plus de 1000 visionnements dont 6 avec plus de 2000 visionnements et 2 de près de 3000 sur une période de deux mois. La plus populaire est le quai de Petit-Rocher qui risque de perdre la tête à cause de celle de l’église d’Inkerman. C’est une course amicale entre les vidéos et les commentaires sont bons», dit-il.

François Foulem respecte tout de même certains paramètres dans le cadre de ses tournages. Après vérification avec Transports Canada, il a aboli l’idée de faire voler son hélicoptère miniature au-dessus d’une foule, de même que pour respecter la vie privée des gens, il évite les quartiers résidentiels.

Pour son prochain tournage, François Foulem va se rendre à Dalhousie-Campbellton, en véritable contemplateur de la combinaison mer, terre et montagne.

La vidéo sur l’église d’Inkerman et ses alentours a déjà été visionnée à plus de 3000 reprises en l’espace de deux mois. - Gracieuseté YouTube
La vidéo sur l’église d’Inkerman et ses alentours a déjà été visionnée à plus de 3000 reprises en l’espace de deux mois. – Gracieuseté YouTube