Le maire est parti, mais les défis restent à Shippagan

SHIPPAGAN – La démission récente du maire de Shippagan, Tilmon Mallet, ne change rien aux défis qui attendent le conseil municipal au cours des 12 prochains mois.

Deux poursuites totalisant environ 58 millions $ ont été déposées contre la municipalité. Elle devra gérer ses finances en conséquence. L’an dernier, les frais judiciaires se sont élevés à 75 000 $.

Tilmon Mallet. - Archives
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«Ce qui nous fait plus mal, ce sont les frais de justice que nous allons devoir assumer. Le procès va avoir lieu en 2015. Nous ne savons pas ce qui va arriver. L’an passé, nous avons dû absorber 75 000 $ en frais de justice et cette année, nous prévoyons dépenser le même montant», dit la maire adjointe de Shippagan, Anita Savoie-Robichaud.

Une première poursuite de 50 millions $ a été intentée par l’entreprise Daley Brothers qui accuse la Ville d’avoir été négligente lors des émeutes de 2003. Le 3 mai 2003, l’usine Daley Brothers, un entrepôt, quatre bateaux de pêche et des casiers avaient été détruits.

Shippagan a aussi été incluse dans une deuxième poursuite en 2012. Elle oppose Irving Oil et un homme d’affaires de Moncton, Eric Smith.

Eric Smith accuse Irving Oil d’avoir contaminé ses terrains situés à proximité d’un site d’entreposage de bateaux appartenant à l’entreprise durant les années 1990. Depuis 2000, Shippagan est propriétaire d’un terrain adjacent à celui d’Irving Oil et il croit que la municipalité doit assumer sa part de la responsabilité.

Anita Savoie-Robichaud. - Archives
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Au début de l’année, le conseil municipal a annoncé des compressions visant à stabiliser la situation financière. Par exemple, la municipalité a éliminé un fonds de 12 000 $ qui servait à appuyer des organismes de la région. Elle n’envoie plus à l’Aéroport de la Péninsule acadienne une contribution annuelle de 4500 $. Le compte de dépenses pour l’ensemble des conseillers municipaux est passé de 28 000 $ à 15 000 $.

«À ce jour, avec le budget que nous avons préparé pour 2014, nous nous en tirons bien. Nous avons fait un peu de restructuration et nous avons coupé à quelques endroits. C’est sûr que les travaux sont faits un peu plus lentement et nous n’avons pas pu asphalter certaines rues, mais ce n’est que partie remise. Les choses se font, mais plus lentement, parce qu’il y a moins de financement», ajoute la maire adjointe.