Jeanne d’Arc Gaudet demeure à la tête de la SANB

MONCTON – Jeanne d’Arc Gaudet a été réélue à la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Elle sera en poste jusqu’à l’assemblée générale annuelle de juin 2016.

Elle a été élue par acclamation lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, dimanche, à Fredericton. Elle a été portée à la tête de la SANB en 2013, après la démission de Jean-Marie Nadeau à mi-mandat.

Jeanne d’Arc Gaudet dit vouloir profiter de son mandat pour plonger dans le tas de recommandations qui sont ressorties de la Convention de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, qui a eu lieu le week-end dernier à Fredericton. 

«Il y a quand même des positions qui ont été prises, il y a des recommandations qui ont été faites unanimement. Nous, on doit prendre tout ça, avec le C.A. et puis faire un exercice de priorisation.»

Elle souhaite néanmoins assurer une continuité en ne délaissant pas les dossiers pilotés par la SANB, dont la mise en œuvre de la Politique d’aménagement linguistique et culturel et l’immigration francophone. 

Deux autres Acadiennes ont aussi été élues lors de l’assemblée de dimanche. Hélène Boudreau a été élue au poste de vice-présidente à la participation citoyenne. Cette ex-conseillère municipale de Dieppe s’est récemment présentée aux élections provinciales sous la bannière néo-démocrate, sans succès, dans la circonscription de Memramcook-Tantramar. 

Philomène Zangio a été élue au poste de représentante de la communauté néo-acadienne. Elle est actuellement coprésidente du forum de concertation Voix des femmes du Nouveau-Brunswick, l’organisme qui a récemment remplacé le défunt Conseil consultatif sur la condition de la femme du N.-B.

UN BUREAU RAVIVERA LA PARTICIPATION CITOYENNE

FREDERICTON – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick se dotera d’un bureau de ressources aux citoyens pour tenter de relancer la participation populaire.

L’idée émanant du conseil d’administration de la SANB a été adoptée par une forte majorité lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, dimanche, à Fredericton. La SANB a reçu le mandat de créer ce bureau «dans les plus brefs délais».

C’est le vice-président par intérim à la participation citoyenne, Patrick Clarke, qui a présenté l’idée aux participants. Il a expliqué qu’il faut absolument un changement «radical» pour raviver la participation de la population au sein de la SANB, allant jusqu’à dire qu’elle est «cadavérique» à l’heure actuelle.

Ce bureau permettra selon lui de rapprocher la SANB de la population. C’est là que pourront être acheminées les plaintes notamment quant aux services en français.  

D’après la présidente de la SANB, Jeanne d’Arc Gaudet, il permettra d’assurer une présence dans les régions où les sections locales de la SANB sont inactives et d’appuyer les sections actives. 

Selon elle, une personne devra sans doute être embauchée et sera chargée «d’aller vers le monde et de ne pas attendre que les gens nous appellent. On lit les journaux, on connaît les problématiques dans les différentes régions. Alors, plutôt d’attendre que les gens viennent vers nous, on va aller voir s’ils ont besoin d’un appui quelconque.»

Le responsable du bureau agira comme agent de développement qui fera du travail sur le terrain, question de se «rapprocher du monde», dit-elle. 

Un projet qui ne fait pas l’unanimité

Plusieurs leaders acadiens présents dans la salle se sont levés pour appuyer l’idée, lors de l’assemblée, dont l’ex-président de la SANB, Jean-Marie Nadeau, et le président de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Roger Doiron.

La mise en œuvre de ce projet n’a cependant pas fait l’unanimité. Le président de la section Pointe-au-Père, dans la région Chaleur, Roger F. Cormier, s’est prononcé contre son adoption.

Il a demandé que le vote sur ce projet soit repoussé à la prochaine assemblée générale annuelle, en 2015, et que le conseil d’administration de la SANB rencontre les membres de sa section locale entretemps.

«On n’a pas nécessairement d’opposition là-dessus. C’est la prémisse avec laquelle on est en désaccord. Dire qu’on a tout fait les efforts pour réactiver les sections, c’est de la bouillie pour les chats», dit-il en interview.

Roger F. Cormier dit craindre que la création de ce bureau soit un pas vers l’abolition des sections locales de la SANB.

Questionnée en interview sur ces préoccupations, Jeanne d’Arc Gaudet répond que l’organisation mettra tout en œuvre pour éviter l’abolition des sections locales et qu’il n’est pas question de les supplanter par le bureau des ressources aux citoyens. 

«Je peux assurer aux gens des sections qu’on va tout faire en notre possible pour les appuyer pour arriver à travailler avec les citoyens et les citoyennes.»