Agressions sexuelles sur une mineure: Denis Comeau évite la prison

TRACADIE – Un homme de Landry Office, dans la Péninsule acadienne, a écopé d’une sentence de 20 mois d’emprisonnement en résidence pour avoir commis des agressions sexuelles sur une jeune fille d’âge mineur.

Le juge Donald LeBlanc a accepté, lundi, à la Cour provinciale de Tracadie-Sheila, la recommandation de la Couronne et de la défense, soit une peine avec sursis à purger dans la communauté.

Denis Comeau devra passer les 20 prochains mois chez sa soeur et respecter plusieurs conditions. La sentence sera suivie d’une probation supervisée de deux ans. Il devra entre autres suivre un programme psycho-éducationnel visant à améliorer ses connaissances sur la sexualité.

Le nom de Denis Comeau sera également inscrit dans le registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.

Le juge LeBlanc a rendu sa décision après avoir relu des rapports médicaux concernant l’état de santé mentale de l’accusé et la déclaration de la victime à propos des répercussions du crime.

Dans une lettre rédigée pour la cour, la jeune fille, qu’on ne peut identifier en raison d’un interdit de publication, rapporte «que les deux dernières années (le processus judiciaire) ont été pires qu’un cauchemar» et que son enfance a été brisée.

«La victime a pris le temps de s’exprimer. Ça lui a pris beaucoup de courage pour écrire toute cette souffrance», a indiqué le juge LeBlanc.

L’adolescente, maintenant âgée de 15 ans, a souffert de problèmes multiples depuis les événements, survenus entre janvier 2006 et février 2012. Elle a notamment tenté de se suicider à deux reprises et s’est automutilée.

Comeau lui a touché les seins et le vagin à plusieurs reprises avec ses mains. Il le faisait dans le voisinage, par-dessus et en dessous des vêtements de la jeune fille. La fréquence n’est cependant pas connue.

Malgré les conséquences considérables des actes de l’homme âgé de 56 ans sur sa victime, autant la poursuite que la défense ont tenu compte des problèmes de santé mentale de l’accusé dans leurs recommandations au tribunal.

«C’est évident qu’il souffre de certains problèmes de santé. C’est une condition permanente pour lui, mais ça ne pardonne pas ses gestes. Il doit y avoir une punition», a dit le juge.

Selon deux rapports médicaux fournis par la défense, Denis Comeau «présente un retard mental significatif». Sa capacité de raisonnement social serait celle d’un enfant âgé entre 8 et 10 ans.

«Il ne peut comprendre l’impact de ses gestes, mais il comprend qu’il a enfreint la loi», a expliqué son avocat, Serge Robichaud.

La défense demandait une peine de 12 mois, tandis que la Couronne souhaitait une sentence de deux ans moins un jour à purger dans la communauté. L’individu de Landry Office, qui n’est pas un membre de la famille de la victime, a indiqué à la cour n’avoir «rien à dire» avant de connaître le verdict.