Fermetures d’hôpitaux: le Comité Action H craint que l’histoire se répète

CARAQUET – Les militants du Comité Action H espèrent que l’histoire ne se répétera pas à Caraquet.

Plusieurs services ont été amputés à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Caraquet en 2005 à la suite d’une réforme du système de santé du gouvernement progressiste-conservateur de Bernard Lord.

Le service d’urgence et l’arrêt d’ambulances ont été rouverts en avril 2012.

Les membres du Comité Action H se tiennent aux aguets depuis que le gouvernement Gallant a annoncé son intention de trouver des économies de 400 millions $.

«Ça fait trois jours que nous suivons ça attentivement. D’après les études qui ont été faites, ce n’est pas dans les petits hôpitaux où il faut faire des coupures, mais dans les grands hôpitaux», dit Louise Blanchard, porte-parole du Comité Action H.

Avant son congédiement cet automne, Rino Volpé, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, a rencontré les militants à quelques reprises. Louise Blanchard dit avoir été rassurée à maintes reprises par l’ex-PDG.

Le gouvernement Gallant n’a pas fait de déclaration formelle quant aux endroits où il compte faire des compressions, mais Louise Blanchard n’a pas l’intention de baisser les bras. Le Comité Action H réclame même l’ajout de huit lits à Caraquet.

«Avec les dernières déclarations, on se demande si le nouveau ministre va couper dans les petites régions. On espère que non, parce qu’on est prêt à affronter le verdict si jamais ça devait venir à l’ordre.»