Le terminal pétrolier de Belledune est toujours sur les rails pour 2015

BELLEDUNE – Bien qu’il ait pris un certain retard face aux prévisions, le projet de terminal pétrolier proposé au port de Belledune devrait néanmoins voir le jour dans l’année en cours.

C’est ce qu’affirme avec grand optimisme le PDG du Port de Belledune, Rayburn Doucet.

«C’est légèrement en retard, mais rien d’alarmant», indique-t-il.

«Tous les tests ont été effectués sur le terrain et la révision environnementale a été complétée. La compagnie attend toujours d’obtenir un permis de construction ainsi qu’un permis d’opération. Une fois que ce sera fait, on devrait voir le travail commencer sur le terrain.»

Rappelons que le projet consiste à construire un terminal de stockage temporaire pour pétrole, qui serait alimenté par voie ferroviaire. Concrètement, on parle de huit réservoirs pouvant contenir 150 000 barils de pétrole chacun, d’un accès ferroviaire et d’un pipeline de 3,4 km.

Selon les échéanciers initiaux, on devrait voir des signes de construction sur le site choisi, ce qui n’est pas le cas. Selon M. Doucet, ce retard serait dû en partie à une situation vécue à l’intérieur même de l’entreprise.

«Le promoteur (Predator Oil) a été acheté par une concurrente, Secure Energy. Ça signifie un changement de nom et donc de la paperasse pour changer tout cela sur les documents légaux. Et bien entendu, ça cause des délais, mais rien de majeur. En fait, dans des projets d’une telle envergure, il y a toujours des délais d’une forme ou d’une autre. C’est le cas ici, mais nous ne sommes absolument pas inquiets. Le projet devrait aller de l’avant comme prévu cette année.»

M. Doucet n’est pas le seul à être optimiste quant à l’arrivée de ce projet. Le ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arseneault l’est tout autant.

«On croit toujours dans son implantation. Si tout va bien, je suis persuadé qu’on pourrait voir les travaux débuter rapidement après la fonte des neiges.»

Le ministre Arseneault ne croit pas par ailleurs que la soudaine baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux puisse nuire à la progression du projet.

«Ce genre de projets, qui impliquent des centaines de millions $, ne sont pas pensés sur une base à court terme. L’industrie a vécu par le passé des baisses des prix du baril, et historiquement on voit toujours les prix augmenter par la suite. À ce niveau, je ne crois pas que ce soit vraiment inquiétant, que ce soit un facteur qui puisse faire dérailler le projet à ce moment-ci», estime le ministre, qui a d’ailleurs discuté du projet lors de sa récente visite à Québec.

«On a besoin de nos voisins pour faire avancer ce dossier, tout comme celui de l’oléoduc Énergie Est. Chaleur Terminal est un projet d’une grande envergure et qui est vraiment important pour le nord de la province. Et fait à noter, il est très sécuritaire également. On espère le voir sur pied le plus tôt possible», dit-il.