Service de transport communautaire créé à Edmundston

EDMUNDSTON – Le nouveau service AUTO-nomie Transport espère répondre aux besoins de déplacement des personnes à faible revenu à l’intérieur de la Ville d’Edmundston.

Ce nouveau service communautaire de transport individuel est offert dans la région immédiate d’Edmundston avec une minifourgonnette de sept passagers depuis le 2 février.

Pour obtenir ce service qui fonctionne du lundi au vendredi, entre 8 h et 16 h, les utilisateurs doivent rejoindre le centre, Le Lien. Ils sont invités à le réserver 24 heures à l’avance.

Pour son implantation, le comité responsable a notamment reçu l’appui du Réseau de l’inclusion communautaire du Nord-Ouest (RICNO) et du centre d’activités Le Lien. Des entreprises ont accepté d’être des commanditaires. Leurs noms et logos apparaîtront sous peu sur le véhicule.

«Dans toutes les discussions pour éliminer la pauvreté, la question du transport est l’un des besoins qui ressort toujours en tête de liste, surtout en milieu rural. Ça fait des années qu’on pense à un tel service dans la région. Nous travaillons sur ce projet depuis un an», a dit l’intervenante communautaire, Carole Nadeau.

D’ailleurs, des intervenants communautaires transportent parfois les personnes nécessitantes à faible revenu pour leurs rendez-vous médicaux ou autre sorties personnelles comme l’épicerie.

Un employé a été embauché à titre de conducteur. Le frais de base à l’intérieur de la Ville d’Edmundston est de 3 $ pour une distance de cinq kilomètres. Pour les quartiers de Saint-Jacques, Verret et Saint-Basile, il est de 5 $ pour les cinq premiers kilomètres et de 3 $ pour chaque tranche suivante.

D’autres organismes ont tenté la même expérience au cours des dernières années, mais ont dû cesser le fonctionnement.

«Nous sommes un service à but non lucratif bien appuyé par divers organismes, ce qui permet de l’offrir à un coût réduit. Nous commençons de façon modeste. La réponse nous dictera si peut passer à la phase suivante dans notre plan» a continué Mme Nadeau.

Selon les responsables, la réponse est positive jusqu’ici.

«Sans trop avoir fait de promotion, nous avons effectué une cinquantaine de transports depuis le lancement du service», a souligné Manon L. Pitre, coordonnatrice du Réseau des bénéficiaires en santé mentale du Nouveau-Brunswick.

Le service fonctionne également sous forme de coopérative. Les usagers réguliers sont invités à se procurer une carte de membre au coût de 20 $.

Le comité responsable entend ajouter un soir à l’horaire. Il espère conclure un partenariat avec l’Édupôle pour offrir le service aux étudiants qui n’ont pas de voiture et qui voudraient, par exemple, se rendre à l’épicerie.

À plus long terme, les dirigeants aimeraient fonctionner avec un horaire et un circuit établi selon des journées stratégiques, comme le jeudi ou encore la journée du dépôt des chèques de pension, d’aide au revenu ou d’allocation familiale. Pour ce faire, il se propose de faire l’acquisition d’un minibus de 20 passagers.

D’autres initiatives du même genre sont actuellement en élaboration dans la Péninsule acadienne et la région de Bathurst. n
Sur la photo, le chauffeur Jules Landry allant chercher le passager Paul Levesque. – Acadie Nouvelle: Gilles Duval