Inondations printanières: le Sud plus à risque

FREDERICTON – Profitant du lancement cette semaine du programme Surveillance du fleuve 2015, le gouvernement du Nouveau-Brunswick invite la population à faire preuve de vigilance concernant la hausse prochaine des niveaux des différents cours d’eau de la province.

«Les Néo-Brunswickois savent très bien qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant que se produisent la débâcle printanière et la hausse des niveaux d’eau», a affirmé lundi le ministre de la Sécurité publique et solliciteur général, Stephen Horsman.

«Je demande à toutes les personnes qui vivent le long des cours d’eau ou dans des zones sujettes aux inondations à adopter une approche proactive et à prendre dès maintenant les mesures requises pour protéger leurs résidences et leurs biens», a ajouté le ministre, qui a procédé au lancement du programme en présence de représentants du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux, d’Environnement Canada, de l’Organisation des mesures d’urgence et d’Énergie NB.

Il appert que c’est dans la région sud de la province où les risques d’inondations semblent les plus probables.

Tout comme l’an dernier, les résidents de la région de Sussex pourraient fort bien goûter aux caprices de Dame nature.

«Le scénario est qu’il y a moins de neige au sol et de quantité d’eau que la normale au nord de la province alors qu’au sud il y a de cinq à dix fois plus de neige au sol et une plus grande quantité d’eau dans cette neige», explique Claude Côté,  météorologue à Environnement Canada.

«Tôt dans la saison, l’inquiétude principale porte sur les embâcles de glace, à savoir s’il y a des mouvements ou non, c’est très difficile à prévoir», ajoute ce dernier.

Selon lui, certaines conditions météorologiques pourraient diminuer les risques d’inondations.

«Les conditions les plus favorables seraient d’avoir des températures de 10 degrés le jour et un retour près du point de congélation la nuit. Comme pour le sirop d’érable, ça serait des conditions idéales pour faire fondre la neige graduellement», illustre M. Côté.

Environnement Canada s’attend d’ailleurs à des températures inférieures à la normale  saisonnière ce printemps, ce qui pourrait aider à diminuer les risques d’inondations.

À l’inverse, la situation pourrait s’avérer catastrophique s’il y avait des quantités importantes de pluie et des températures élevées au cours des prochaines semaines.

«Encore une fois, le centre hydrologique de notre ministère effectuera des prévisions et déterminera les endroits où la crue printanière pourrait causer des problèmes », a affirmé pour sa part le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Brian Kenny.

Durant la saison de Surveillance du fleuve, l’Organisation des mesures d’urgence rappelle aux Néo-Brunswickois:

  • d’être prêts au risque d’inondation, établir un plan d’évacuation et pouvoir subvenir à leurs propres besoins pour au moins 72 heures;
  • de déplacer leurs biens dans des lieux plus élevés si leur propriété est située à proximité d’un cours d’eau ou dans un secteur sujet aux inondations;
  • d’éviter de se déplacer sur les berges de cours d’eau qui sont des endroits dangereux à ce temps-ci de l’année; l’eau est froide et les courants forts pourraient transporter des débris;
  • de signaler les embâcles et l’augmentation du niveau de l’eau; communiquer avec l’Organisation des mesures d’urgence au 1-800-561-4034 pour obtenir des conseils;
  • de lire des conseils utiles et consulter les prévisions et les avis les plus récents sur le site Web de Surveillance du fleuve ou sur Twitter et Facebook.