Budget: «très peu» d’aînés touchés selon la ministre

FREDERICTON – La hausse des frais quotidiens en foyer de soins ne touchera que «très peu» d’aînés, assure la ministre du Développement social.

Selon Cathy Rogers, environ 13 % des 5000 aînés en foyer de soins subiront les effets de l’augmentation du prix des services annoncée par le gouvernement Gallant dans le budget de mardi.

«Je tiens à être très claire, très peu de gens seront touchés. La majorité des aînés reçoivent de l’aide financière du gouvernement et nous sommes toujours engagés à aider les aînés à faible revenu», a déclaré la ministre, jeudi.

Le ministère du Développement social éliminera d’ici l’automne le plafond quotidien universel de 113 $ pour les soins en résidence pour personnes âgées. Certains aînés devront alors payer davantage, selon leurs revenus.

D’après la ministre, 87 % des résidents en foyer de soins paient déjà moins de 113 $ parce que leur revenu a été jugé insuffisant. Personne ne paie plus que le plafond, peu importe leur revenu, même si la valeur moyenne des soins prodigués est estimée à 233 $ par jour.

«En ce moment, nous donnons de l’aide financière à tout le monde. Est-ce qu’il en a certains que nous ne devrions pas aider financièrement, c’est ça la question», a avancé Mme Rogers.

Ceux dont les moyens sont déjà jugés trop bas pour exiger le paiement complet du plafond n’auront donc pas à payer davantage après son élimination, selon la ministre.

Le gouvernement va également changer la façon de calculer le revenu des aînés pour y inclure les actifs financiers liquides comme les placements et les épargnes, mais pas la résidence familiale.

«Il y a beaucoup de craintes qui circulent concernant les aînés à faible revenu qui seront touchés», a noté Mme Rogers.

«Je le répète, nous n’allons pas revenir à l’ancienne façon de faire concernant les actifs. Nous savons que c’était un problème. Nous n’allons pas toucher à la maison des aînés. On parle des actifs liquides. Il ne faut pas oublier ça.»

Cathy Rogers n’a cependant pas indiqué si l’ajout des actifs financiers liquides dans la formule de calcul du revenu des aînés pourrait faire croître suffisamment la somme des revenus disponibles pour faire en sorte que certains résidents de foyer de soins ne soient plus admissibles à l’aide gouvernementale.

La province planche encore sur les nouveaux détails du programme, a insisté la ministre.

«Nous n’avons pas encore de politique, même pas une ébauche. Nous allons consulter les Néo-Brunswickois.»