Samuel-de-Champlain: un agrandissement pour ses 30 ans

SAINT-JEAN – Le Centre scolaire communautaire Samuel-de-Champlain profite d’un agrandissement pour ses 30 ans.

Le centre névralgique de la communauté francophone de Saint-Jean souffle peut-être 30 bougies ce mois-ci, mais il n’a quand même pas fini de grandir.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Serge Rousselle, était de passage dans la région, vendredi, afin de souligner un investissement de 1,2 million $ annoncé dans le budget du mois de mars pour l’ajout de quatre salles de classe à l’école qui accueille déjà 618 élèves de la maternelle à la 12e année.

«Ce projet permettra de répondre à l’accroissement du nombre d’élèves des niveaux intermédiaires et secondaires, a précisé le ministre. C’est important d’avoir des écoles qui répondent aux besoins des élèves et du personnel (et) également de la communauté francophone et acadienne.»

Malgré l’ouverture de l’école des Pionniers (M-5) à Quispamsis, Samuel-de-Champlain déborde, témoigne la directrice du centre.

«Il ne me reste pas d’espace. Je suis en train de transformer une salle de bain en bureau, indique Lise Drisdelle-Cormier. Notre nombre d’élèves au primaire est en train d’augmenter et ça pousse les classes du secondaire vers l’extérieur.»

La construction de la nouvelle aile doit commencer le mois prochain et se terminer en janvier. Ouvert en 1985, le centre a fait l’objet d’un important agrandissement en 2008.

La popularité de l’éducation en français n’est pas pour déplaire à la communauté francophone de Saint-Jean. En plus de l’école, Samuel-de-Champlain abrite notamment un service de garde, un centre de santé communautaire, un cabinet de dentiste, une salle de spectacle et la radio communautaire CHQC.

L’auteur-compositeur-interprète Christian Kit Goguen partagera d’ailleurs la scène du centre avec une chorale de 200 enfants, le 12 juin, à l’occasion du spectacle Sam Chante pour souligner le 30e anniversaire de l’établissement.

«Le centre, c’est le phare des francophones de la région. Sans le centre, la population francophone diminuerait parce que le taux d’assimilation est déjà élevé», explique le directeur général de l’Association régionale de la communauté francophone de Saint-Jean (ARCF), Michel Côté.

Selon Statistique Canada, la région métropolitaine de recensement de Saint-Jean comptait 5515 francophones en 2011, soit 4,4 % de la population.