Grand-Sault: briser les tabous autour de la santé mentale

SAINT-ANDRÉ – À peine élu président de La santé mentale de Grand-Sault et région, organisme voué à l’aide, au soutien et à la sensibilisation aux maladies mentales, Allain Desjardins veut avant tout briser les tabous.

«Pas mal tout le monde est touché de près ou de loin par un problème de santé mentale au cours de sa vie, il y a beaucoup à faire», lance sans hésiter le nouveau président. Il a été désigné mardi soir lors de la réunion annuelle de l’organisme qui s’est tenue dans la communauté rurale de Saint-André.

Selon Allain Desjardins, qui est également maire de Saint-André, il faut plus que jamais démystifier la maladie mentale et sensibiliser la population à ce sujet, tout en élargissant les services et les activités disponibles pour les personnes qui en sont atteintes.

L’organisme La santé mentale de Grand-Sault et région offre depuis le milieu des années 1970 un service d’aide et de soutient aux personnes à besoins spéciaux dans la région du nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Elle chapeaute le Centre Horizon à Saint-André ainsi que le Centre de crise le Transit, qui est situé quant à lui à Edmundston.

Le Centre Horizon offre une panoplie de services et d’activités destinés aux personnes souffrant de maladie mentale. Le centre Le Transit offre quant à lui un service d’hébergement et d’aide aux personnes qui sont en situation de crise.

«Comme président de La santé mentale de Grand-Sault et région, je veux motiver les intervenants et les bénévoles, faire venir différents conférenciers et inciter la population à s’impliquer un peu plus dans nos activités», a indiqué Allain Desjardins, qui a déjà été président de l’organisme entre 2009 et 2012.

«J’y crois beaucoup. Trop souvent, les gens ne savent à quelle porte frapper lorsqu’ils ont besoin d’aide», estime ce dernier.

Au terme d’un mandat de trois ans à la tête de l’organisme, Sylvain Cormier affirme que de grands efforts ont été déployés afin de venir en aide et d’offrir des services à une clientèle ciblée.

«Nous devons promouvoir la santé mentale par des programmes d’éducation, des activités sociales et des groupes d’entraide et voir au respect des droits des personnes aux prises avec des troubles affectifs», a indiqué le président sortant.

Lors de son discours d’adieu, Sylvain Cormier a louangé le travail effectué par les directrices du Centre Horizon et du centre Le Transit, citant entre autres la création d’une entreprise sociale – Créations Roseline – qui fabrique des bijoux en argile de polymère à Saint-André.

Selon Statistique Canada, un Canadien sur cinq sera aux prises avec une maladie mentale au cours de sa vie. Le fardeau économique de la maladie mentale au Canada est estimé à 51 milliards de dollars par année.