La Société culturelle des Hauts-Plateaux tourne la page sur une année folle

KEDGWICK – La dernière année aura été l’une des plus occupées de l’histoire de la Société culturelle des Hauts-Plateaux.
2014-2015 aura été une année folle pour l’organisme de diffusion culturelle du Restigouche-Ouest, notamment en raison de la tenue d’activités dans le cadre du Congrès Mondial Acadien.

C’est là l’un des constats dressés mercredi lors de la 25e assemblée générale de la SCHP. En tout, un total de 52 événements de nature culturels ont été présentés, dont 36 uniquement lors du CMA. La programmation 2015-2016 sera beaucoup plus épurée et moins exigeante sur l’équipe de bénévoles, avec une douzaine d’événements anticipés.

Lors de la soirée, la directrice générale a d’ailleurs donné un avant-goût de cette programmation. Le coup d’envoi se fera avec la présentation de la formation cubaine Adonis Puentes (2 juillet). La présence de ceux-ci à Kedgwick est un volet culturel connexe aux Jeux Panaméricains qui doivent avoir lieu au mois de juillet à Toronto.

La petite communauté restigouchoise sera la seule au N.-B. à accueillir ce spectacle offert dans chacune des autres provinces atlantiques. «Je trouvais que d’embarquer dans cette aventure, de s’ouvrir sur le monde, était une belle façon de faire suite au CMA qui lui aussi était un événement d’ouverture», exprime France Levesque, directrice générale de la SCHP.

Parmi les autres événements soulignés mercredi, notons, entre autres, les spectacles de l’humoriste Mario Jean (septembre), de l’auteur-compositeur Patrice Michaud (octobre) et de l’Acadienne Caroline Savoie (novembre). L’artiste québécoise Marie-Denise Pelletier (décembre) effectuera également un spectacle de Noël à l’église de Saint-Quentin. Et fait à noter, les chorales des deux communautés (Kedgwick et Saint-Quentin) seront mises à contribution en accompagnant la chanteuse sur scène.

D’autres artistes, pièces de théâtre et activités culturelles viendront également s’ajouter à ces noms en cours de route.

En terme financier, la SCHP a enregistré un déficit pour une troisième année consécutive. Bien que léger, compte tenu du nombre impressionnant d’activités offert – 2548 $ -, il reste que cet état de fait est pris très au sérieux par la direction de la SCHP.

«Il faut redresser la situation», convient Mme Levesque.

«On a eu de très bonnes années suite à la rénovation de la Salle Fatima, des années qui nous ont valu des profits. Mais là c’est plus difficile. On n’a pas toujours autant de monde dans nos salles que nous le souhaiterions, et certaines fois c’est difficile de comprendre pourquoi, car on fait venir de bons artistes. C’est décourageant par moment, on est déçu. Mais on ne lâche pas», dit-elle.

La présidente du conseil, Sylvie Moreau, a d’ailleurs invité la population à participer en grand nombre aux activités.

«Nous avons une population d’environ 7000 personnes dans le Restigouche-Ouest. Si chaque personne venait assister à un seul de nos spectacles dans l’année, non seulement nous ferions toujours salle comble, mais on manquerait de place», a-t-elle lancé.

Appuis à la SCHP

Au cours de la réunion, pas un mot n’a été mentionné par les membres du conseil concernant le projet de création possible d’une seconde société culturelle qui desservirait les communautés de Kedgwick, White Brook, Mennaval et Saint-Jean-Baptiste.

À la levée de l’assemblée par contre, plusieurs membres présents de la SCHP ont tenu à dénoncer le projet, notant à plusieurs reprises que la région était trop petite pour soutenir deux organismes du genre. Ceux-ci ont également tenu à témoigner de leur satisfaction et de leur soutien inconditionnel envers la société en place.