Grand engouement pour venir en aide au jeune Mathis

L’engouement ne faiblit pas pour aider la famille du jeune Mathis Gionet, cet enfant handicapé pour qui ses parents aimeraient acheter un véhicule adapté afin d’améliorer son quotidien. Dernier exemple en date, l’activité organisée dimanche par une amie. Elle a permis de récolter plusieurs milliers de dollars.

Caroline Henry n’avait jamais organisé d’événements de grande ampleur. C’est une amie de Joanne Gionet, la maman du jeune Mathis. Émue par sa situation, elle a décidé de mettre sur pied une activité sportive et ludique dimanche à Caraquet dont tous les bénéfices seront reversés à la collecte de fonds destinée à l’enfant handicapé.

«Au début, je voulais juste faire une course de vélo. Puis, on m’a suggéré d’ajouter des activités de marche et de trottinette, histoire de toucher un plus large public. Ensuite est venue l’idée d’un souper spaghetti et d’une loterie.»

Ces rendez-vous ont eu lieu au Club du bel âge et ont attiré du monde. Cinquante personnes environ ont pris part au défi sportif, au moins quatre fois plus pour le repas du soir. À plus de 70 ans, la dynamique et enjouée Lorraine Dugas a choisi d’assister au deux. Un bon moyen de mêler effort et réconfort.

«J’aime faire du vélo. J’ai ralenti ces derniers temps. Pédaler pour la bonne cause, ça m’a motivé. J’en profite pleinement et en plus, il fait beau», confiait-elle à l’ombre du soleil étincelant de ce dimanche après-midi.

La journée n’étant pas encore terminée, il était trop tôt pour faire les comptes. Ils s’annoncent excellents.

«On a récolté au moins 700 $ rien qu’avec les inscriptions. À côté, des personnes ont donné spontanément», détaille Caroline Henry.

Au total, elle a bon espoir d’avoir rassemblé entre 3000 et 5000 $. Ce qui constitue un sérieux coup de pouce pour les parents de Mathis. Ils ont besoin de 60 000 $ pour acquérir une fourgonnette et équiper leur maison de Bas-Caraquet d’une rampe d’accès.

Quand nous avions rencontré Joanne fin mai, 20 000 $ avaient déjà été amassés. Un mois après, les compteurs affichent 40 000 $.

«Je suis fébrile. Ça devient concret», s’enthousiasme-t-elle.

Au rythme où vont les choses, elle et ses proches se disent qu’ils seront peut-être amenés à annuler certaines activités à venir au prétexte que leurs objectifs seront atteints plus vite qu’ils ne le pensaient.

La mère de famille reste émue par cet élan de solidarité qui gravite autour d’elle et qui dépasse ses attentes.

«Un geste, un sourire, une parole, les gens nous donnent beaucoup. Ce n’est pas juste une affaire de porte-monnaie et c’est ça qui est merveilleux.»