Feux de forêt: la pluie soulage les inquiétudes

Les averses de mercredi ont fait descendre considérablement l’indice des risques d’incendies de la province. Le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick avait élargit mardi une interdiction de faire des feux à ciel ouvert dans l’ensemble de la province.

En date de mardi, la province entière était dans la zone rouge, où les gens doivent s’abstenir de faire des feux.

Les averses soutenues mercredi avant-midi ont permit à la province de lever l’interdiction, à l’exception des comtés de Westmorland et Albert, où l’interdiction est maintenue entre 8 h et 20 h.

Le nombre d’incendies cette année est supérieur au total de 2014, la superficie totale de régions boisées détruites cet été par les flammes est bien en deçà de la moyenne annuelle enregistrée entre 2005 et 2014.

Depuis le printemps, 180 incendies ont détruit 253,9 hectares (ha) de forêts, alors qu’en 2014, 146 feux ont ravagé 100,4 ha. En moyenne, 192 brasiers détruisent 313,1 ha de surface chaque année.

«La majorité des feux ont lieu le printemps lors d’une période de quelques semaines. L’an dernier, il y a eu beaucoup de pluie, c’est pour ça que le nombre était beaucoup plus bas», explique Roger Collet, porte-parole de la prévention contre la lutte des feux de forêt au ministère des Ressources naturelles.

Retour de la Saskatchewan

Les feux de forêts d’ici n’ont rien à voir avec ceux qui sévissent dans le nord de la Saskatchewan depuis plusieurs semaines où un groupe de 30 pompiers du Nouveau-Brunswick sont allés prêter main-forte à ceux de la Saskatchewan. Après plusieurs semaines dans l’Ouest canadien, ils rentrent chez eux cette semaine.

«Ils se sont attaqués à beaucoup de nouveaux feux pour les contrôler. Quand on voit de grosses flammes à la télévision, les pompiers (au sol) ne vont pas les combattre. C’est fait à partir d’avions et d’hélicoptères. Tu ne peux pas vraiment arrêter un gros feu de forêt comme ça. Il y a beaucoup de chaleur et tu ne peux pas envoyer quelqu’un à proximité. Ils ont passé beaucoup de temps à protéger des structures, comme des maisons et des camps», explique Roger Collet.

M. Collet n’a pas fait le voyage en Saskatchewan cette année, mais il était dans le nord de l’Alberta en 2011 alors que les flammes semblaient impossibles à maîtriser. Lorsqu’on se trouve dans une situation semblable, la prudence est de mise.

«Il faut toujours être vigilant. À tout moment, il faut penser à ce qu’il peut arriver. Il ne faut pas courir, il faut avancer tranquillement et s’assurer que tout est couvert. Même si ton travail est de combattre le feu, à la fin du jour, ce ne sont que des arbres qui brûlent. Il faut toujours garder ça en tête.»

Les feux de forêt ont été particulièrement dévastateurs cet été en Saskatchewan. Ils ont touché 291 707 hectares. Plus de 13 000 personnes ont été contraintes à être évacuées.

«Quand je suis allé en Alberta, on parlait d’un feu qui couvrait la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard. Tandis qu’au Nouveau-Brunswick, un feu de 200-300 hectares, c’est assez grand.»