Caraquet se prépare pour la neuvaine à sainte Anne [vidéo]

Du 17 au 26 juillet se déroulera la Neuvaine à sainte Anne, à Caraquet. L’événement attire chaque année les foules. Des habitants de la Péninsule acadienne et des alentours s’y rendent avec ferveur.

Haut lieu du patrimoine de Caraquet, le sanctuaire de Sainte-Anne-du-Bocage s’apprête cette année encore à être le théâtre d’un important rassemblement de croyants. La Neuvaine commence vendredi. Jusqu’au 26 juillet, deux messes seront célébrées chaque jour: l’une à 10 h, l’autre à 20 h.

Elles seront données par Mgr Daniel Berniquez d’Ottawa et le père Edmond Thériault, le curé de la Ste-Anne. Les fidèles pourront également s’adonner à une heure d’adoration en silence en après-midi, dès 14 h. Le 26, l’évêque de Bathurst, Daniel Jodoin, présidera l’office de 10 h et celui de 14 h, destiné aux malades. Des milliers de personnes sont attendues.

«On a commandé 15 000 hosties pour la neuvaine. Elles seront toutes distribuées», parie Rita Labrie, la présidente du comité de la chapelle.

Celui-là même qui s’occupe du sanctuaire. En cette période estivale, le site est très fréquenté.

«J’habite à côté. Tous les jours, je vois des voitures garées et des gens qui se promènent», poursuit-elle.

De Pâques à la fin décembre, le nombre de visiteurs est estimé à 40 000 personnes environ, avec un pic en juillet. La dévotion envers sainte Anne ne faiblit pas. Tout comme celle qui anime les membres bénévoles du comité dédiés à leur cause.

«Le sanctuaire fait partie de mon histoire familiale. Il m’évoque de nombreux et joyeux souvenirs d’enfance. Et puis, ce lieu symbolise nos racines», explique Roberta Dugas qui en tout temps garde une médaille à l’effigie de sainte Anne dans son sac à main.

La beauté de l’endroit contribue à sa renommée. Quand ce ne sont pas des touristes qui viennent le découvrir, des jeunes mariés ou des diplômés en toge viennent à la belle saison s’y faire photographier. Le cadre est enchanteur. Le comité s’attache à le préserver.

«La grotte de la source et le quai ont été restaurés. Nous allons lancer l’an prochain un plan de reboisement», annonce Rita Labrie.

La tempête Arthur de 2014 a causé des dégâts; de vieux arbres doivent être abattus au risque de poser des problèmes de sécurité.

Le sanctuaire de Sainte-Anne-du-Bocage est une paroisse à part entière, mais qui, contrairement à d’autres, ne connaît pas la crise.

À l’aube d’une évolution

Le sanctuaire de Sainte-Anne à Caraquet passionne Roberta Dugas. Elle en connaît l’histoire par cœur, depuis le lancement de la construction de la chapelle en 1832 jusqu’à la pose de l’arche à l’entrée en 1955 en passant par la découverte de la source en 1914.

Le site semble à l’aube d’une évolution. Le comité de la chapelle qui le gère souhaite l’ouvrir à diverses manifestations.

Il est ainsi le lieu où se déroule désormais le Relais pour la vie organisé au profit de la Société canadienne du cancer. Cette année, deux spectacles gratuits proposés dans le cadre du Festival acadien s’y tiendront, les 9 et 12 août à 14 h

«Le sanctuaire est la maison du peuple. C’est une manière de s’adapter au monde moderne», considère Roberta Dugas.