Dominique Doucette couronnée Miss Teen Univers au Panama

 

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La Restigouchoise Dominique Doucette est revenue du Panama avec, en poche, le titre de Miss Teenager Universe.

Élue Miss Canada en mars, la jeune femme de 19 ans de Campbellton porte désormais également la couronne de Miss Teenager Universe, concours qui s’est conclu samedi à Panama City.

En tout, 32 candidates d’un peu partout sur le globe étaient finalistes à ce concours. En raison de son âge, la candidate canadienne remplissait les critères d’admissibilité aux deux catégories du concours, soit Miss Universe ou Miss Teenager Universe. Elle a finalement choisi la catégorie «adolescente» afin d’accroître ses chances de l’emporter. Et son choix a rapporté.

Il s’agit de la quatrième consécration en autant de concours pour la jeune dame. On se souviendra que Mme Doucette a également été titulaire des titres de Mlle Festival du saumon de Campbellton en 2014, de seconde princesse au concours Mlle Nouveau-Brunswick et, bien sûr, de Miss Canada.

Exténuée à la suite d’un vol de dix heures ponctué de plusieurs escales, la jeune lauréate a finalement atterri lundi à Québec avant d’ensuite reprendre la route vers le Restigouche. Devoir oblige, elle doit retourner travailler ce mercredi au club de golf de l’endroit.

Malgré la fatigue du voyage et des derniers jours, celle-ci confiait être néanmoins toujours emballée par l’expérience vécue.

«C’était incroyable, raconte-t-elle. Au départ, c’était un peu déstabilisant, car c’est un autre pays et je ne savais pas à quoi m’attendre avec les autres participantes. Mais c’était finalement très enrichissant. J’ai adoré côtoyer les filles des autres pays, en apprendre sur elles. On ne voit vraiment pas les pageants de la même façon d’un pays à l’autre. Il y a des endroits où on sent que c’est vraiment compétitif», explique la lauréate qui a d’ailleurs tissé des liens d’amitié avec les concurrentes des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande.

Arrivée au Panama en milieu de semaine dernière, Dominique a réussi à se tailler une place parmi le groupe des 15 finalistes vendredi lors de la sélection préliminaire.

«Personne ne savait par contre qui avaient été retenus ou non dans le top 15. On ne l’a su que lors du pageant», exprime-t-elle, soulignant au passage que ce n’est pas elle qui a remporté le laissez-passer provenant du vote populaire sur le web (obtenu par Miss Paraguay).

Bien qu’elle ait réussi à se tailler une place parmi les finalistes, la candidate avoue que ses attentes étaient bien basses lors de la compétition.

«Tu souhaites toujours gagner. Mais toutes les filles là-bas étaient magnifiques et talentueuses. Ce sont les gagnantes de ce concours dans chacune de leur pays respectif après tout. Au mieux, je pensais terminer peut-être en sixième ou en septième place. Quand mon nom est sorti, je ne l’ai même pas réalisé sur le coup. Ce sont mes parents qui ont crié. Et même là, j’avais encore de la difficulté à le croire», relate-t-elle.

Car il faut dire que Dominique n’était pas seule sur place. Ses parents – Daniel et France – ont fait le voyage avec elle.

«On tenait à être à ses côtés pendant cette expérience, pour l’encourager et savoir qu’elle avait un soutien dans la salle. C’était important pour nous d’être sur place. De vivre ça en direct avec elle. On est vraiment fier de Dominique. Elle a bien fait ça», exprime son père.

À noter, Dominique n’est pas revenue uniquement avec le titre de Miss Teenagers Universe en poche, mais aussi celui de Miss Photogénique. Pour ajouter à la fierté de la gagnante, celle-ci peut se vanter de ramener ce titre au pays pour la toute première fois. Dominique n’est donc pas seulement la première Acadienne/Néo-Brunswickoise, mais bien la première Canadienne à remporter ce titre.

«C’est vraiment un immense honneur», dit-elle.

Avec ce titre vient une bourse en argent de 4000$.

«Je n’ai pas vraiment d’obligation, sauf celle d’avoir une certaine présence sur le site internet, question de garder les gens au courant de ce que l’on fait. Je me suis aussi engagé à être présente au pageant en 2016 pour couronner la prochaine reine», souligne-t-elle.

Et maintenant, quels sont les projets de la lauréate ? D’abord un retour à l’université pour continuer ses études (3e année) en Relations industrielles.

«J’ai été approchée par plusieurs agences de mannequins, mais ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse suffisamment pour en faire une carrière. Mon nouveau titre me donne une certaine visibilité internationale, ça va peut-être m’ouvrir des portes pour certains projets ou opportunités. On verra. Une chose à la fois», dit-elle.

Un nombril qui dérange…

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Si le pays en entier a salué la victoire de la jeune Canadienne, tous ne sont pas d’avis que celle-ci aurait dû remporter la palme. Plusieurs commentaires désobligeants ont fait leur apparition dans les médias sociaux dans les minutes qui ont suivi l’annonce de sa victoire, allant de son âge jusqu’à son nombril percé.

«Le fait est qu’en raison de mon âge, j’avais le choix de me présenter dans l’une ou l’autre des deux catégories. Ce n’est pas de la triche. Je respectais les critères de sélection. Mais plusieurs croient que parce que je suis détentrice du titre de Miss Canada, je ne pouvais pas aller dans la catégorie “teenager”. Mais j’avais le droit, c’était tout à fait légitime.»

«Et pour mon nombril, ce n’est pas illégal. C’est simplement moins bien perçu. Ces réactions proviennent de frustrations et c’est compréhensible. Des gens auraient préféré leurs candidates locales. C’est humain comme réflexe, quoique pas nécessairement souhaitable», soutient la jeune dame, qui avoue avoir été quelque peu ébranlée par tous ces commentaires.

«C’est un peu comme de l’intimidation, et c’est quelque chose, à laquelle je n’avais pas vraiment fait face. D’ailleurs, j’ai toujours dénoncé l’intimidation. Malheureusmenet, avec internet, c’est très facile de subir ce genre de critique. Et c’est certain que lorsque tu es publicisé au niveau international, tu deviens plus à risque d’être victime de commentaires négatifs. Il faut en prendre et en laisser», mentionne la gagnante.