Des noyers du Japon cultivés à Memramcook

Deux fermiers de Memramcook plantent le premier verger de noyer du Japon de l’histoire du Nouveau-Brunswick. Guy Gautreau et Joanne Brown, de la Ferme Jolivent, récolteront l’aliment surnommé la «noix de coeur».

Le fait de construire une ferme est déjà un projet ambitieux, mais un couple de Memramcook est allé encore plus loin. En plus des défis financiers et logistiques qui entourent la culture commerciale des terres, il a introduit un nouvel aliment au climat néo-brunswickois.

En raison du réchauffement climatique et des avancements technologiques dans le domaine, l’idée n’est pas si absurde qu’on pourrait le penser, selon M. Gautreau. L’équipe de la Ferme Jolivent a planté 50 arbres de noyau du Japon sur un terrain situé non loin du Verger Belliveau.

«Les deux premiers hivers seront les plus cruciaux. Il y a un certain risque, mais les arbres devraient survivre», explique M. Gautreau.

Depuis un certain temps, M. Gautreau et Mme Brown rêvaient de construire leur propre ferme afin de vivre dans une région rurale du Nouveau-Brunswick. Ils avaient cependant des craintes par rapport au fait de cultiver des produits agricoles traditionnels, car la compétition est féroce.

Ils ont eu l’idée de planter le noyer du Japon lors de conférences du groupe de développement des produits organiques, ACORN. Un invité a tenu une séance sur les produits alternatifs ayant du potentiel commercial dans les Provinces atlantiques.

«Ça ne deviendra pas un produit qu’on achète chaque semaine, comme les oeufs ou le lait. Mais il pourrait y avoir de l’intérêt de personnes qui veulent un produit local hors du commun une fois de temps en temps.»

Comme son surnom le suggère, le fruit du noyer du Japon a une forme de coeur. Cela fait de lui un aliment idéal pour la décoration de gâteaux et de pâtisseries. Son goût doux est semblable à celui de la noix de Grenoble.

Le noyer du Japon, aussi connu comme la noix de coeur, sera cultivé à Memramcook d’ici quelques années. - Gracieuseté
Le noyer du Japon, aussi connu comme la noix de coeur, sera cultivé à Memramcook d’ici quelques années. – Gracieuseté

Le noyer du Japon mesure à peu près la même taille qu’un chêne. Ceux qui le cultivent doivent donc laisser environ 6 mètres (20 pieds) entre chaque arbre. Le couple de Memramcook se servira de l’espace libre pour planter un petit fruit, la groseille noire, ce qui doit permettre de maximiser l’efficacité du terrain.

Selon M. Goguen, certains des noyers du Japon pourraient livrer des fruits dès l’an prochain. Il faudra cependant de sept à huit ans avant qu’ils en produisent assez pour passer à l’étape commerciale.

«Ça tombe bien avec notre mode de vie. Si jamais, dans quelques années, on veut être agriculteur à temps partiel ou à temps plein, l’option sera là», explique M. Gautreau.

À court et à moyen terme, M. Gautreau travaille dans le domaine de la pomiculture, au Verger Belliveau. Il dit apprendre beaucoup à propos des activités découlant de la culture, comme l’entreposage et la vente des aliments.