Un camp de jour pour intégrer les jeunes autistes de la région Chaleur

Pour une deuxième année consécutive, le Centre familial Chaleur de l’Autisme et Asperger, situé à Beresford, a offert un camp de jour de six semaines. Ce programme permet l’intégration de jeunes autistes dans diverses sphères de la société, tout en les préparant au marché du travail.

Cinq jeunes atteints du spectre de l’autisme ont suivi ce programme d’été réservé aux 16 à 21 ans, qui a pris fin jeudi.

«J’ai trouvé ça amusant d’être avec des gens qui ont le même syndrome que moi et j’ai aimé toutes les activités», a partagé Joshua, un des participants, alors qu’il s’entraînait à soulever des poids au gym.

Un éventail d’occupations leur a été proposé afin de favoriser non seulement leur inclusion, mais aussi pour maintenir leurs échanges sociaux à une période de l’année où ils pourraient rester confinés à la maison sans cette initiative.

«Notre but ultime est l’inclusion sociale de nos jeunes et de leur faire vivre des expériences positives dans la communauté. Certains parents devenaient découragés en voyant la saison estivale arrivée parce leurs adolescents sortaient moins sans l’école, ce qui veut aussi dire pas d’appels et pas d’amis. Être en groupe dans ce programme va créer des amitiés je l’espère. Ils ont des activités tout l’été, tout en apprenant», déclare Chantale Gallant, la présidente du Centre familial Chaleur de l’Autisme et Asperger.

Cette année, le volet éducation physique, offert gratuitement par un gym de Bathurst, s’est ajouté aux séances d’habiletés sociales et de bénévolat dans des milieux de travail.

«Des études démontrent que le taux d’obésité est un peu plus élevé parmi la population avec le spectre de l’autisme, parce qu’avoir moins de contacts ou d’activités sociales les fait sortir moins, dit Mme Gallant. Maintenant, ils ont une base pour intégrer l’activité physique dans leur quotidien. C’est une plus-value dans la vie d’une personne»

Les effets s’en faisaient ressentir immédiatement puisque l’anxiété et stress des participants diminuaient, cela les rendait plus disposés à affronter le reste de la journée.

«Nous avons cinq jeunes très impliqués, qui adorent aider et toujours prêts à travailler fort. C’est sûr qu’au niveau des habiletés sociales, c’est beaucoup de travail pour eux, mais il y a une belle chimie entre nous et eux», a souligné Erika Levesque, une des monitrices.

Les entreprises qui ont ouvert leurs portes aux membres du Centre familial Chaleur ont donné l’occasion à ceux-ci de tâter le terrain professionnel.

«Ils ont pu voir ce qu’ils aiment dans un cadre plus sécuritaire et avec moins de stress puisqu’ils avaient un accompagnateur. Ça leur a également donné des outils pour intégrer le marché du travail plus tard», a fait remarquer la présidente de l’organisme.

Les moniteurs, qui sont des étudiants du postsecondaire, ont également tiré profit du contact avec ses jeunes, sur un plan personnel.

«Ce fut une expérience très riche. Nous en avons autant à apprendre d’eux. C’était vraiment spécial ce que nous avons vécu», a confié Eléna Boudreau.

Les parents d’ados autistes peuvent déjà communiquer avec le Centre familial Chaleur de l’Autisme et Asperger s’ils souhaitent inscrire leur enfant au programme l’an prochain.