Église de Bas-Caraquet: Bernard Landry à la conquête de capitaux québécois [vidéo]

L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, réaffirme son soutien au Comité de sauvegarde de l’église de Bas-Caraquet. Dès septembre, il tentera de convaincre des personnalités de sa province à financer les travaux de réparation de l’édifice dont le montant total s’élève à 1,2 million $ et qui doivent commencer le mois prochain.

À la rentrée, la campagne de financement du Comité de sauvegarde de l’église de Bas-Caraquet sera étendue au Québec avec un porte-parole de choix: Bernard Landry. Des lettres signées de sa main seront envoyées dans la Belle Province.

Il rencontrera des chefs d’entreprise et des élus des municipalités pour les convaincre de contribuer à la collecte de fonds. L’ancien premier ministre était de passage mardi à Bas-Caraquet. Il s’est rendu à l’église, non sans émotion.

Bernard Landry soutient le comité de sauvegarde de l'église de Bas-Caraquet. - Acadie Nouvelle: Vincent Pichard
Bernard Landry soutient le comité de sauvegarde de l’église de Bas-Caraquet. – Acadie Nouvelle: Vincent Pichard

«La première fois que je suis venu (en juin 2014, NDLR), on parlait de la détruire. Là, nous en sommes aux premières réparations. Ça aurait été atroce, ça aurait été une insulte aux Acadiens de ne pas la sauver», commente-t-il.

Pour financer les travaux de réparation de l’église, le comité a besoin de 1,2 million $. Ses actions entamées en 2013 lui ont permis de ramasser 460 000 $. Avec ces visées québécoises, Lucie LeBouthillier, la présidente, et les autres membres ont bon espoir de réunir la somme très rapidement.

«Je vous rappelle que l’église a été fermée en 2013 pour des raisons de sécurité. Nous avons agi dans l’urgence pour la rouvrir au plus vite. Cette fois, nous lançons une vraie campagne de financement en bonne et due forme», annonce Mme LeBouthillier.

En marge des opérations menées au Québec, d’autres, similaires, seront enclenchées au Nouveau-Brunswick. Selon la responsable, faire appel aux Québécois va de soi.

«Plus de deux millions d’entre eux ont des origines acadiennes, dont M. Landry. Les Québécois et les Acadiens sont les deux seuls peuples bastion de la langue française en Amérique du Nord. Il est normal que nous nous montrons solidaires entre nous.»

Bernard Landry partage son opinion et affiche son affection pour l’édifice.

«Tout est beau ici: les vitraux, les constructions… C’est une belle église à deux clochers.»

Au-delà de l’aspect architectural, l’ancien politicien voit dans le combat du comité un intérêt économique.

«La France accueille 80 millions de visiteurs par an. C’est en partie parce qu’elle a un patrimoine fabuleux et qu’elle s’en occupe. Nous pouvons nous en inspirer.» n

Une grue qui se laisse désirer…

Les travaux de réparation de l’église de Bas-Caraquet devaient commencer début août. Ils accusent un retard en raison d’un problème de location de grue. Pour commencer, la toiture doit être consolidée. Des fuites ont été observées en trois endroits.

«Les matériaux nous ont généreusement été donnés par l’entreprise Soprema à Dieppe et René Friolet, qui nous soutient depuis le début, s’est engagé à faire les travaux bénévolement», souligne Lucie LeBouthillier, la présidente du Comité de sauvegarde de l’église.

Tout est prêt donc, à une exception près: il manque la grue.

«Pour faire ces travaux, on en a besoin d’une de 140 pi. Au Nouveau-Brunswick, il n’y en a qu’une. Elle est à Belledune. Ça fait deux semaines qu’on attend, et là on nous parle de dix jours encore.»

Les membres du comité prennent leur mal en patience et espèrent voir le chantier démarrer le mois prochain.