Plage Parlee: la patience est de mise [vidéo]

Les problèmes de circulation causés par les travaux sur le chemin Ohio sont évidents à Shediac. - Gracieuseté
Les problèmes de circulation causés par les travaux sur le chemin Ohio sont évidents à Shediac. – Gracieuseté

Vacanciers et automobilistes qui désirent visiter la plage Parlee à Shediac doivent s’armer de patience. Des travaux d’asphaltage causent d’importants retards dans ce secteur, et ce, en pleine saison touristique.

Le ministère des Transports a entamé les travaux sur le chemin Ohio à Shediac lundi. La Municipalité en a été avisée vendredi. Depuis, les plaintes affluent à l’Hôtel de Ville.

En dépit des recommandations de la Municipalité et du fait que la saison touristique est à son point culminant avant la reprise des classes, les travailleurs se sont activés lundi matin.

«Je peux dire qu’on a eu une rencontre avec le ministère des Transports en mars dernier concernant ce projet. On savait que ça s’en venait. Ça ne date pas d’hier. On leur avait fortement recommandé de ne pas faire les travaux durant la saison touristique qui comprend juillet et août. On leur avait fortement recommandé d’attendre après la saison touristique», indique à l’Acadie Nouvelle le directeur général de Shediac, Gilles Belleau.

Les travaux sur le chemin Ohio, qui est une route provinciale, ont causé toute une surprise à l’agent immobilier Maurice Poirier. Il devait se rendre à Shediac par affaires. Il est arrivé à son rendez-vous 40 minutes en retard. Il a par la suite manqué un autre rendez-vous à Moncton prévu à 15 h.

«Ça m’a pris 42 minutes de la route 15 jusqu’à la rue Main (1,5 km). Je n’étais pas content», a-t-il confié soulignant qu’il se serait rendu à destination plus rapidement en marchant.

Dave Maltais est propriétaire du camping Oceanic situé sur le chemin Ohio (route 140). Environ 3000 voitures entrent et sortent de son terrain par jour. Il va sans dire que ses clients, qui sont notamment originaires du Québec et de l’Ontario, n’ont pas trop aimé l’expérience.

«C’est l’enfer, c’est incroyable! Hier après-midi (lundi) et ce matin (mardi), je suis rendu à environ 50 plaintes de touristes. C’est que pour sortir du camping, c’est l’enfer. J’avais une vingtaine de voitures vers 9 h ce matin parce qu’il y avait un signaleur à l’entrée de notre camping. Personne ne pouvait sortir et là la frustration, c’était incroyable», avance M. Maltais.

L’homme d’affaires n’en démord pas. Il s’explique mal le choix de faire les travaux maintenant. Il se souvient d’ailleurs avoir consulté une étude sur le trafic du chemin Ohio, réalisée par le ministère des Transports qui affirmait que 30 000 automobiles empruntent ce tronçon de la route 140 durant la saison touristique alors que seulement 9000 véhicules y circulent hors saison.

«On est seulement à trois semaines de la fin de la saison touristique. Pourquoi ne pas avoir attendu? C’est vraiment une mauvaise planification», a-t-il déclaré.

Environ 340 000 personnes visitent la plage Parlee chaque année. Il s’agit du parc provincial le plus achalandé au Nouveau-Brunswick.

Le ministère des Transports n’a pas été en mesure de fournir une explication quant à son choix d’effectuer ces travaux à ce moment de l’année au moment de mettre sous presse.