Le sort de l’hôpital est source de préoccupations à Saint-Quentin

L’Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin pourrait perdre son statut d’hôpital pour devenir un centre de santé communautaire. La maire de la municipalité, Nicole Somers, dit avoir obtenu l’information d’une bonne source, vendredi matin.

Après la fermeture du bureau de Services Nouveau-Brunswick et la tenue prochaine d’une étude de viabilité pour la polyvalente A.-J.-Savoie, voilà que les soins de santé seraient aussi ciblés par les autorités gouvernementales dans la localité.

«Le document que j’ai en main ne confirme aucune décision. Mais il démontre que l’intention du gouvernement serait de transformer notre hôpital en un centre de santé communautaire», a-t-elle déploré.

Elle soutient que c’est la même proposition qui a reçu un refus catégorique de la population en 2004.

«Nous nous y étions opposés fermement. Le gouvernement semble vouloir ramener sur la table ce même scénario», a ajouté Mme Somers.

La maire dit craindre que l’urgence de l’hôpital soit appelée à fermer la nuit, entre minuit et 8 h. La même rumeur circule actuellement concernant l’Hôpital général de Grand-Sault.

«Nous avons besoin d’une urgence la nuit. Nous avons des industries et des travailleurs forestiers dans le bois qui travaillent justement la nuit. Se rendre à Edmundston ou à Campbellton, c’est loin», a-t-elle précisé.

Du côté du ministère de la Santé, un porte-parole a laissé entendre qu’aucune décision n’a été prise en ce sens tout en rappelant que tous les programmes font l’objet d’une révision stratégique.

«Acharnement»

La maire Somers estime que sa municipalité est «attaquée» sur plusieurs fronts par le gouvernement.

«Ça ressemble à de l’acharnement. On paie des taxes comme tout le monde au Nouveau-Brunswick. On a nous aussi droit à obtenir des services», a-t-elle insisté.

Elle s’attend à ce que la salle du conseil municipal soit bondée, mardi.

«Je viens d’apprendre cela vendredi matin. L’information va s’ébruiter rapidement dans la communauté. Va falloir que le gouvernement nous lâche un peu. On peut arriver à contrôler la population. Nous avons réussi dans le dossier de Services NB. Mais un moment donné, les gens ont les nerfs à fleur de peau», a-t-elle ajouté.

«En tous cas, ça commence mal un long week-end», a philosophé Mme Somers.