Avez-vous ce qu’il faut pour être un espion?

Plus de 40 employeurs d’ici et d’ailleurs étaient présents au Salon carrière de l’Université de Moncton mercredi. Plusieurs occasions s’offraient aux futurs diplômés, de la vente d’assurances à l’espionnage.

Plusieurs agences gouvernementales et entreprises des secteurs coopératifs et privés étaient représentées lors du salon qui s’est déroulé au CEPS Louis-J.-Robichaud.

L’année universitaire ne fait que commencer, mais beaucoup d’étudiants visitent le salon pour en apprendre davantage sur leur domaine d’étude et repérer les occasions de stage et d’emploi.

«Ce sont surtout des étudiants qui viennent voir les options qu’ils pourraient avoir en avril ou en juin à la fin de l’année scolaire. Beaucoup viennent voir pour des stages. On prend beaucoup de stagiaires du domaine coopératif», souligne Nadine Jones, conseillère en ressources humaines pour les Caisses populaires acadiennes.

C’est le cas pour Alexandra Cormier qui poursuit ses études en finances à l’Université de Moncton avec l’option coop. Elle essaie de se dénicher un stage pour l’été prochain.

«Il y en a beaucoup, surtout dans le milieu de l’administration. Mon plan c’est de rester au Nouveau-Brunswick et de participer au développement économique», a-t-elle confié à l’Acadie Nouvelle.

Alexandre Pépin fait une majeure en mathématique et une mineure en physique. Il s’est dit surpris qu’autant d’employeurs potentiels se disent intéressés par son domaine d’étude.

«Je suis venu ici pour voir si je pouvais me trouver un stage pour cet été, voir ce que les employeurs recherchent chez les étudiants et quelles compétences sont nécessaires pour faire les stages», a-t-il précisé.

Damien Larocque est en première année. Il voulait voir où son domaine d’études, le génie électrique, pourrait le mener dans sa carrière.

«Je suis en première année, je ne suis donc pas du public cible, mais c’est toujours utile d’être au courant des emplois même en commençant ses études afin de savoir jusqu’où on peut se rendre avec ce programme», a-t-il avancé, confiant.

Si la vaste majorité des exposants offraient des emplois liés au domaine de l’administration, d’autres se démarquaient un peu plus du lot. La GRC et les Forces armées canadiennes étaient entre autres représentées. Le Serivce canadien du renseignement de sécurité (SCRS) y était pour recruter… des espions – qu’on nomme communément des agents de renseignements.

«Notre priorité pour l’instant, ce sont les agents de renseignement. Ça prend un baccalauréat dans n’importe quelle discipline et quelques années d’expérience de travail. Une autre de nos priorités est aussi les domaines des technologies de l’information et de l’ingénierie. On cherche également des psychologues avec leur maîtrise. C’est donc pas mal diversifié», a expliqué Roxanne, une agente du SCRC qui ne pouvait révéler son identité complète.

Le SCRS a pour rôle d’enquêter sur les activités qui pourraient constituer une menace pour la sécurité du pays, dont les activités liées au terrorisme.

Pour y travailler, il faut y passer un test psychologique et un polygraphe (détecteur de mensonges), entre autres, en plus de pouvoir parler les deux langues officielles du Canada.