L’ancienne école de Dundee sera démolie

Vacante et invendable depuis plus de trois ans, l’école Coin des amis de Dundee passera bientôt sous le pic des démolisseurs.

Son propriétaire, la province du Nouveau-Brunswick, a en effet décidé de ne pas chauffer et déneiger inutilement cet établissement pour un quatrième hiver consécutif.

La décision a été prise mercredi par le ministre des Transports et Infrastructures, Roger Melanson.

On prévoit ainsi démolir les lieux devenus, avec le temps, aussi bien une dépense qu’un endroit à risque.

«Avec cette décision, on respecte d’une part la volonté de la communauté qui désirait voir cet édifice disparaître, mais c’est aussi une question d’économie puisque son entretien a déjà coûté plusieurs milliers de dollars à la province», indique le député libéral de Restigouche-Ouest, Gilles LePage.

Le processus d’appel aux soumissions pour la démolition sera lancé sous peu et la démolition devrait avoir lieu avant l’hiver.

Selon le président du District de services locaux de Dundee, Mario Pelletier, le coût de la démolition se chiffrerait de 50 000 $ à
60 000 $, soit en gros le même montant qui a été investi pour l’entretien du bâtiment depuis sa fermeture.

«Démolir est tout de même un travail assez complexe, car on retrouve de l’amiante dans les murs du bâtiment et ses réservoirs de mazout sont enfouis dans le sol», explique-t-il.

Si cette nouvelle risque d’attrister certains anciens élèves nostalgiques, elle est toutefois bien accueillie par M. Pelletier.

«Aujourd’hui, je vois cette décision du gouvernement comme un investissement dans notre communauté et non une simple dépense pour démolir une bâtisse, car on va finalement pouvoir passer à autre chose et travailler pour obtenir quelque chose sur ce site», souligne-t-il.

Il faut dire que M. Pelletier n’a jamais caché ses visées sur le terrain, lui qui souhaiterait y voir être développés des logements à prix modiques pour personnes âgées.

« En 2012, on a fait un compromis en tant que communauté en acceptant la fermeture de notre école. Là, on a un beau projet viable sur la table et qui répond à un besoin au sein de notre population. Et si on nous transfère le terrain, on assure du même coup la conservation de notre parc communautaire (pour enfants) dans lequel plus de 115 000 $ ont été investis. Alors c’est certain que je souhaite que le terrain soit remis à la communauté», ajoute M. Pelletier.

Pour ce qui est du futur terrain vacant, il faudra toutefois attendre encore un moment.

«Notre priorité pour le moment est de démolir l’école. Par la suite, on s’assoira avec la communauté afin de discuter des possibilités en ce qui concerne le terrain et des plans qu’ils ont en tête», témoigne M. LePage.