Transferts en santé: les médecins se rangent derrière Brian Gallant

L’Association médicale canadienne et la Société médicale du Nouveau-Brunswick appuient toutes deux le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, qui exige du gouvernement fédéral une nouvelle formule de transfert de paiement pour la santé aux provinces et aux territoires.

Lors d’un discours prononcé lundi soir par le premier ministre à l’occasion d’une assemblée publique sur l’état des soins aux aînés dans la province, Brian Gallant a indiqué aux participants de l’assemblée qu’il serait insensé d’ignorer les facteurs démographiques dans le calcul des transferts pour la santé dans un contexte de vieillissement de la population.

Les associations médicales et le gouvernement du Nouveau-Brunswick dénoncent le nouveau mode de calcul des transferts de paiement en santé qui se fait dorénavant en fonction du PIB par habitant.

Selon le gouvernement, cette nouvelle méthode de calcul va se traduire par une baisse de 700 millions $ des transferts en santé du fédéral au Nouveau-Brunswick au cours des 10 prochaines années.

En 2011, la population âgée de 65 et plus au Nouveau-Brunswick représentait 16,5 % de la population générale selon Statistique Canada, soit le plus haut pourcentage au pays avec la Nouvelle-Écosse.

«À tous les paliers, les gouvernements doivent agir proactivement face aux soins de santé et doivent le faire surtout en investissant dans les soins de longue durée, les soins communautaires et les soins à domicile, afin de raccourcir le séjour des aînés à l’hôpital», a indiqué Brian Gallant, lors d’une allocution dans le cadre d’une table ronde sur les soins aux aînés.

L’évènement, qui se déroulait lundi et mardi à Fredericton, a été organisé par la Société médicale du Nouveau-Brunswick en partenariat avec l’Association médicale canadienne.

«Nous voulons sortir de l’hôpital les aînés qui devraient être à la maison», a déclaré le premier ministre.

«Le message que nous entendons, c’est que le gouvernement provincial aussi bien que les professionnels de la santé réclament des partenariats dans nos communautés, à l’échelle provinciale et même à l’échelle nationale», affirme pour sa part le Dr Camille Haddad, président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick.

«Tout comme les aînés ont soutenu notre économie et nos familles pendant des périodes difficiles, c’est maintenant à nous d’unir nos efforts pour les soutenir à leur tour», estime le président de l’organisme.

En entrevue à l’Acadie Nouvelle, Camille Haddad dit déplorer le fait que le domaine de la santé et des soins aux aînés semblent absents des préoccupations et des débats dans le cadre de l’actuelle campagne électorale.