Endettement étudiant: les candidats de Moncton-Riverview-Dieppe proposent leurs solutions

Les candidats à l’élection fédérale dans la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe ont été appelés à débattre d’un sujet principalement de compétence provinciale, lundi soir; l’éducation postsecondaire.

Contrairement au précédent débat, tous les candidats de la circonscription étaient présents à l’événement organisé par la Fédération des étudiantes et des étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) et l’Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l’Université de Moncton (ABPPUM).

L’endettement étudiant a été la première question sur la table de ce débat. Chacun des candidats a reconnu que la vie après les études universitaires n’est pas des plus facile financièrement. Le candidat du NPD, Luc LeBlanc, a parlé de crise.

«Cette crise remonte à ses sources en 1995 à partir des réformes entamées sous le gouvernement de Jean Chrétien. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, on a le taux d’endettement le plus élevé au Canada. Au Nouveau-Brunswick c’est environ 35 000 $ par étudiant, la moyenne nationale est de 22 000 $ (…) Nous, au NPD, on va adopter le projet de loi sur l’éducation postsecondaire au Canada. Ça va garantir un financement stable à long terme.»

«Le problème, c’est quand on transfère l’argent du fédéral au provincial, la province a toute la marge de manœuvre qu’elle veut avec ce financement-là. Sous notre plateforme, ce serait impossible. Ces fonds-là devront aller directement aux universités. Le problème de l’endettement étudiant, c’est le problème du sous-financement des universités», a-t-il ajouté.

La candidate libérale a quant à elle rappelé qu’il est important que les gouvernements provincial et fédéral travaillent de concert afin de créer une meilleure solution pour les étudiants.

«Notre chef du Parti libéral, Justin Trudeau, reconnaît que l’éducation est importante et c’est une de ses priorités. Il a affirmé qu’un de ses objectifs est de s’assurer que 70 % des élèves au Canada puisse avoir une éducation postsecondaire. Pourquoi 70 %? Parce qu’on reconnaît que les gens qui postulent des emplois, 70 % de ces postes-là demanderont un diplôme postsecondaire», a-t-elle précisé.

Au Parti vert on affirme pouvoir réduire l’endettement étudiant à 10 000 $ et à plus long terme offrir un accès gratuit aux études postsecondaires. Le candidat Luc Melanson l’a réitéré plusieurs fois au cours de la soirée.

Le candidat conservateur, Robert Goguen, a rappelé la feuille de route du gouvernement de Stephen Harper.

«Depuis 2009, il y a 700 millions $ qui ont été accordés en bourses. On donne maintenant des bourses aux étudiants à temps partiel. On permet aussi aux étudiants à temps partiel d’avoir des prêts et lors qu’il étudie à temps partiel il pourra cheminer sur le marché du travail. Il y a un dégrèvement des intérêts lorsqu’ils sont en train d’étudier. Il y aura une augmentation des prêts et bourses pour les étudiants qui sont défavorisés financièrement. Alors, c’est avec ce financement et l’Accès à l’éducation qu’on croit qu’on va vers le bon chemin. Évidemment, c’est toujours cher, mais on continue à travailler pour quand les étudiants obtiennent leur diplôme qu’ils puissent accéder à un emploi», a-t-il déclaré.

Autre que le financement des études universitaires, la recherche a aussi été un grand thème du débat. Chacun des candidats a dit vouloir appuyer la recherche d’une façon ou d’une autre. Le sujet de l’immigration s’est aussi invité dans ce débat portant d’abord sur l’éducation. Les candidats ont reconnu que le processus pour devenir citoyen canadien peut être parfois lent et chacun a dit vouloir prendre des mesures afin de l’améliorer.