Kent: le programme à trois sacs débutera dans un an

Le programme de tri des ordures résidentielles à trois sacs dans la région de Kent sera lancé dans un peu moins d’un an, annonce la Commission des services régionaux de Kent (CSRK). Le «programme trois sources» sera implanté le 17 octobre 2016, dans le cadre de la semaine canadienne de réduction des déchets.

 

Les citoyens de Baie-Sainte-Anne à Grande-Digue, en passant par Rogersville, Bouctouche et Saint-Antoine, devront apprendre à faire le tri de leurs ordures en se servant de trois différents sacs d’ici octobre 2016.

Tout comme dans le Sud-Est, ils se serviront des sacs bleu et vert, pour les objets recyclables et la matière organique. On introduira un troisième sac, un sac clair, pour les déchets «autres», comme les contenants souillés et les couches usées.

Chaque semaine, les sacs verts seront ramassés en bordure de rue. Il y aura une alternance aux deux semaines de la collecte des sacs bleus et les sacs transparents.

Après avoir promu le projet lors de festivals et d’activités communautaires cet été, la CSRK se prépare à éduquer les quelque 30 000 citoyens de la grande région sur le bon fonctionnement du programme.

«Le 17 octobre 2016, les citoyens seront prêts. Ils auront leurs trois sacs, et seront prêts à s’en servir comme il le faut», affirme Marc Henrie, président de la CSRK.

L’initiative aura des retombées positives tant pour l’économie que pour l’écologie, selon M. Henrie. En réduisant l’empreinte écologique de la région, les citoyens de Kent produiront moins de pollution et réduiront la quantité de matière à placer dans des sites d’enfouissement. En prolongeant la vie d’une cellule d’enfouissement, ils réduisent leurs dépenses à long terme.

«Plus on réussit à réduire la pollution, plus on sera gagnant du point de vue de l’environnement, mais aussi du point de vue économique.»

L’ajout d’un troisième sac peut sembler intimidant à première vue. En réalité, il simplifie le processus en offrant un sac où l’on peut placer les ordures qui ne sont pas nécessairement des matières recyclables ou compostables, précise Éric Demers, directeur des déchets solides de la CSRK.

«Prenons par exemple un Donair, ou un autre aliment vendu dans un papier aluminium. Comme il a de la nourriture dessus, tu ne peux pas vraiment le mettre dans le recyclage. De plus, ce n’est pas une matière organique. Dans ce cas-là, ça va dans le sac clair des déchets.»

«Au bout du compte, ça va nous aider à nettoyer nos déchets organiques et recyclables», ajoute-t-il.

Notons que la commission étudie la possibilité de remplacer le sac vert transparent par un sac compostable.

Des programmes de tri des ordures à trois sacs ou plus ont connu du succès dans plusieurs villes canadiennes. Ils améliorent les taux de détournement, c’est-à-dire le pourcentage des ordures qui ne se rendent jamais à un site d’enfouissement.

À Halifax, Sherbrooke et Charlottetown, par exemple, près de 60 % des ordures sont destinés au recyclage ou au compostage, selon un rapport effectué par M. Demers. Dans le comté de Kent, le taux de détournement s’élève à 22,6 %. La moyenne nationale est de 22 %. n