Vers un nouveau modèle de développement des régions?

Réunis au cours du week-end à Miramichi, les participants au Sommet sur le développement des régions ont convenu de s’engager et de se mobiliser afin d’assurer le plein développement des communautés et des régions de la province.

Près de 170 personnes ont répondu à l’invitation de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et ont participé à son exercice de réflexion.

Les représentants, qui provenaient du monde municipal, des affaires et de différents organismes, ont convenu de mécanismes et de mesures à adopter afin de contribuer à la vitalité et au dynamisme des milieux de vie dans les différentes régions.

«Il y a lieu d’amorcer une nouvelle façon de faire pour tenter de renverser la vapeur et d’y aller d’un développement qui se fait autrement et qui nous ressemble», a tout d’abord indiqué Frédérick Dion, le directeur général de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Selon lui, un consensus a semblé vouloir se dégager des discussions, à l’effet que le développement des communautés doit venir de la base et des acteurs locaux, soit de la part des élus municipaux, des citoyens, des gens d’affaires et des groupes communautaires.

«Ces gens-là connaissent leurs communautés et peuvent contribuer au développement des régions et initier des choses si on leur donne des outils et les mécanismes nécessaires, et même faire prospérer la province», estime Frédérick Dion, dont l’organisme et l’Union des municipalités du N.-B. ont organisé l’événement.

Le sommet aura permis aux participants de revoir en détail les recommandations émanant de la tournée des 12 régions de la province qui s’est déroulée en octobre et en novembre. L’exercice visaient à recueillir les positions et opinions des communautés quant au développement de leur région et à susciter des échanges et des dialogues.

«Nous avons une excellente base pour revoir nos méthodes et nos approches. Et cela inclut les municipalités, les agences de développement, les associations et organisations communautaires, les DSL mais aussi le gouvernement provincial. La prochaine étape sera de collaborer avec le gouvernement Gallant et les leaders locaux et régionaux pour donner un nouvel élan au développement de l’ensemble de la province», a pour sa part affirmé Roger Doiron, maire de Richibucto et président de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre, Brian Gallant, a participé au sommet organisé à Miramichi et y est allé d’un discours devant les participants.

«Notre économie dépend de la collaboration entre tous les partenaires et les intervenants et nous voulons travailler avec toutes les régions à la création d’emplois. Ce sommet servira de catalyseur pour une meilleure coordination du développement économique au Nouveau-Brunswick», a indiqué le premier ministre.

Les organisateurs prévoient rendre public le fruit de l’exercice dans les premières semaines de 2016.

«Le sommet était une excellente occasion de rassembler les principaux partenaires de développement économique du Nouveau-Brunswick. Notre gouvernement continuera de travailler avec les municipalités pour aider nos collectivités à réussir, tout en examinant les façons dont nous pouvons collaborer pour arriver avec de nouvelles idées et des moyens novateurs de faire prospérer notre économie provinciale», a quant à lui affirmé le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Brian Kenny.