La Première dame du Canada porte des chapeaux acadiens

Les créations d’une chapelière acadienne ont récemment été portées par la Première dame du Canada, Sophie Grégoire, lors de deux activités protocolaires.

Née d’un père originaire de Caraquet et d’une mère brayonne, Madeleine France Cormier a quitté sa région natale d’Edmundston à l’âge de 20 ans. Fascinée par la mode dès son enfance, elle a fait des études en haute couture à Montréal et à Ottawa pour devenir designer de mode.

Elle a tout d’abord confectionné des vêtements avant de se tourner vers les chapeaux en 1995.

Après avoir fait le travail à partir de sa résidence, elle a inauguré son magasin, Chapeaux de Madeleine, au centre-ville d’Ottawa en l’an 2000.

La plupart des chapeaux haut de gamme qu’elle confectionne à la main sont faits sur mesure et sur demande. Certains modèles, qui deviennent populaires, sont parfois repris en plus grande quantité.

Tout récemment, la conjointe du premier ministre Justin Trudeau, Sophie Grégoire, a porté deux des créations de l’Acadienne lors du Jour du Souvenir et du récent Sommet du Commonwealth.

«Elle était déjà venue à mon magasin l’été dernier. Elle voulait un chapeau spécial pour les activités du jour du Souvenir. Depuis qu’elle a fait cette apparition publique, c’est la folie. Plusieurs clientes m’en ont commandé un semblable», a dit la chapelière acadienne au sujet de sa création nommée «Sophie’s Hat».

Par le passé, Madeleine France Cormier a également confectionné des chapeaux sur demande pour d’autres personnalités publiques dans la région d’Ottawa.

«Avant d’entamer le processus de création, je parle avec la cliente. Le chapeau est un accessoire qui doit aller avec les vêtements qu’elle va porter et avec ses traits», a-t-elle raconté.

Pour les besoins de son travail de création, Madeleine France Cormier voyage dans le monde pour découvrir les nouveautés et les matériaux.

«Je n’ai pas à me plaindre, je n’arrête jamais. J’aime modeler et travailler avec les matériaux et les couleurs. C’est un travail spontané et imprévisible. J’ai parfois trois ou quatre chapeaux en création. J’essaie des choses jusqu’à ce ça clique», a-t-elle laissé entendre.

Ses chapeaux se sont mérité divers honneurs dans le monde de la mode en Amérique du Nord et ont attiré le regard des critiques internationaux. La création comprend trois séances de consultation et d’essayage.

«Une bonne chapelière sait écouter sa cliente. On doit savoir ses préférences dans les couleurs ou encore l’impression qu’elle veut laisser. On doit apprendre à connaître l’événement et l’endroit où il sera porté», a-t-elle mentionné.