Manifestation contre le glyphosate

Un groupe de citoyens a présenté une pétition de plus d’un millier de noms à l’Assemblée législative, mercredi, pour convaincre le gouvernement d’interdire l’épandage du glyphosate.

Le pesticide utilisé par plusieurs industries au Nouveau-Brunswick a été qualifié de «probablement cancérigène» par l’Organisation mondiale de la santé. Le groupe Stop Spraying in New Brunswick (Arrêtez d’arroser au Nouveau-Brunswick) souhaite canaliser le mouvement d’opposition au glyphosate dans la province.

«Nous avons décidé de créer un gros groupe où tout le monde peut s’unir, peu importe d’où ils viennent, pour vraiment battre ça une fois pour toutes», confie le porte-parole du regroupement, Matthiew Vienneau.

Stop Spraying New Brunswick va continuer à amasser des signatures tout en sensibilisant le public aux dangers du glyphosate, explique-t-il.

«Nous voulons informer le monde sur ce qu’on arrose, où on arrose et ce que ça cause.»

Une vingtaine d’opposants à l’épandage du glyphosate se sont rendus à l’Assemblée législative, jeudi, pour remettre une première pétition au chef du Parti vert, le député David Coon, qui déposera officiellement la pétition en chambre.

La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Dre Eilish Cleary, était en train de mener une étude sur le glyphosate au moment de son renvoi par le gouvernement. Fredericton assure que sa décision n’a rien à voir avec cette étude et que les travaux de Dre Cleary se poursuivent sous la direction de la médecin-hygiéniste en chef adjointe.