Santé: un autre cadre affirme avoir été congédié sans raison

L’ancien directeur médical de la Zone du Nord-Ouest du Réseau de santé. Vitalité dit avoir été congédié sans qu’on lui donne de raisons en avril 2015 tout en lui accordant un dédommagement de plus de 250 000 $ qui correspond à l’équivalent d’un an de salaire.

L’ex-directeur médical de la Zone 4 du Réseau Vitalité, Dr Omar Samhan, dit que l’organisation lui a montré la porte de sortie sans raison apparente en avril 2015.

Il a tenu à faire le point sur son congédiement à la lecture de textes dans nos pages cette semaine sur le renvoi d’un cadre de la haute administration du Réseau Vitalité, Pierre Verret, qui a été remercié en juillet 2014 puis réintégré dans l’organisation en septembre 2015 à la suite d’une décision d’un arbitre des relations de travail.

Fait à souligner, Dr Samhan est celui qui a remplacé M. Verret de façon intérimaire quand celui-ci a dû s’absenter durant un congé de maladie.

M. Verret a été congédié pendant ce congé.

Dr Samhan, natif du Pérou, a été recruté par le Réseau de santé Vitalité en avril 2011 pour devenir directeur médical de la Zone 4. Il était notamment responsable des médecins, des laboratoires, de la pharmacie et du secteur de l’imagerie médicale. Quatre ans plus tard, on lui a montré la porte de sortie, a-t-il indiqué.

«On m’a convoqué pour une rencontre en fin de journée qui n’a duré que quelques minutes. On m’a remercié de mes services et on m’a dit que mon emploi était terminé sur le champ. J’ai demandé les raisons et on n’en avait aucune à me dire. On m’a permis de retourner chercher quelques effets personnels dans mon bureau mais l’accès à mon cellulaire et mon ordinateur avait entre-temps été coupé. On s’est littéralement débarrassé de moi», a raconté celui qui agit maintenant comme consultant auprès de cliniques privées en Ontario.

Selon lui, sa lettre de renvoi était signée par le PDG intérimaire de l’époque, Jean Castonguay, qui, en personne, l’a informé de la situation.

«Le Réseau Vitalité m’a recruté et j’étais qualifié pour ce poste. Je n’ai jamais eu de problème et mes évaluations étaient bonnes. Si on avait des plaintes à mon égard ou si j’ai fait quelque chose de mal, j’aurais aimé le savoir et pouvoir répliquer. J’ai senti que j’ai été traité comme un criminel», a-t-il poursuivi.

Sans confirmer de montant précis, Dr Samhan soutient que la compensation qu’il a reçue se chiffre à plus de 250 000 $, ce qui représente son salaire de médecin et ses responsabilités administratives.

«On m’a accordé un dédommagement correspondant à un an de salaire. Ce n’est pas acceptable ce qui s’est produit et ce qu’on fait avec l’argent des contribuables du Nouveau-Brunswick», a-t-il insisté.

Le Réseau Vitalité n’a pas émis de commentaires lorsqu’interrogé sur ce congédiement, vendredi, en rappelant qu’il ne peut discuter d’un dossier d’un employé par mesure de confidentialité.