Réfugiés syriens: le point sur la situation vendredi

Les organismes d’accueil des nouveaux arrivants de la province convergent vers Fredericton, vendredi, pour faire le point sur l’accueil des réfugiés syriens. Les groupes du Nord espèrent sortir de la rencontre avec une meilleure idée de ce qui s’en vient.

Les spécialistes de l’accueil des nouveaux arrivants des quatre coins du Nouveau-Brunswick passeront plusieurs heures ensemble dans la capitale à l’invitation du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick (CMNB).

«Nous les invitons à venir échanger des ressources et de bonnes pratiques. Essentiellement, c’est pour renforcer la capacité d’accueillir des réfugiés dans la province», explique le directeur du CMNB, Alex LeBlanc.

Le Conseil tentera aussi d’outiller les 13 organismes d’accueil afin qu’ils puissent favoriser le parrainage privé de réfugiés dans leurs régions respectives, dit-il.

«Ils peuvent faire de la promotion et appuyer les groupes privés pour collecter l’argent et rétablir des réfugiés. On veut les aider à devenir plus confortables avec cela.»

La ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Francine Landry, participera à la rencontre en avant-midi. C’est son ministère qui coordonne les efforts du gouvernement provincial dans ce dossier.

C’est cependant le gouvernement fédéral qui gère l’arrivée des réfugiés syriens. Jusqu’à maintenant, les dizaines de réfugiés syriens qui sont parvenus au Nouveau-Brunswick se sont établis dans le Sud, surtout dans les trois grands centres que sont Moncton, Saint-Jean et Fredericton.

Les organismes d’accueil du Nord souhaitent aussi participer. Ils espèrent que la rencontre de vendredi leur permettra de mieux se préparer pour la suite des choses.

«Une des choses qu’on aimerait savoir demain (vendredi), c’est les délais auxquels on peut s’attendre d’accueillir des réfugiés parrainés par le gouvernement fédéral», explique Éric Thibodeau, du Centre de ressources pour nouveaux arrivants au Nord-Ouest.

Il attend notamment de savoir si Ottawa choisira ou non d’établir des réfugiés parrainés par le gouvernement dans le Nord. Cela permettra à l’organisme qu’il dirige de miser sur l’accueil de ces réfugiés ou alors de se mobiliser pour favoriser le parrainage privé.

S’il se pose de nombreuses questions, il garde espoir. «Je pense qu’il y a beaucoup de gens dans la communauté qui sont prêts à ça (à accueillir des réfugiés). Je pense que c’est quelque chose qu’on va voir dans le proche futur. Comment proche? Je serai peut-être en mesure de le dire demain (vendredi)», dit-il.

Son homologue de l’Association multiculturelle région Chaleur, Françoise Michaud, croit aussi que la rencontre de vendredi à Fredericton éclaircira certaines zones d’ombres.

«Mon intention était de faire une réunion avec la communauté de la région, mais on ne sait pas où commencer. On n’a pas de point fixe et tout est dans l’air», dit-elle.

Elle explique que la rencontre de vendredi devrait répondre à ses questions et lui donner les outils dont elle a besoin pour organiser une réunion communautaire dans la région Chaleur prochainement.

Françoise Michaud croit qu’avec l’aide des gens de la communauté, la région Chaleur pourra accueillir des réfugiés avec brio. Elle estime que ces nouveaux arrivants y trouveront leur compte, entre autres en raison de la tranquillité du coin.

«C’est tranquille et on est dans la nature. Il y a aussi l’aspect communautaire. De plus, on a des familles qui parlent l’arabe dans la région. Elles vont pouvoir nous appuyer.»

L’Acadie Nouvelle a tenté, sans succès, d’obtenir une entrevue avec la ministre Francine Landry.