Coupable d’avoir participé au vol d’un coffre-fort

Fabien Laflame, un individu incriminé par un complice pour sa participation au vol d’un coffre-fort contenant près de 70 000 $ en 2011 à Edmundston, a été reconnu coupable d’avoir été impliqué dans ce méfait.

Le juge Paul Duffie n’a pas cru le témoignage et l’alibi évoqué par Fabien Laflame lors de son procès.

Après avoir été informé que de l’argent comptant pourrait se retrouver dans une résidence d’Edmundston, Antoine Gagnon, 46 ans, a été arrêté pour une entrée par effraction en avril 2012. Il a fait chou blanc lors du méfait.

Interrogé par les policiers en rapport avec cette affaire, il a aussi reconnu sa culpabilité à un autre larcin commis dans une résidence d’Edmundston en décembre 2011, soit le vol d’un coffre-fort contenant près de 70 000 $.

Du même coup, il a incriminé un complice, Fabien Laflame, qui a toujours nié son implication dans ces deux crimes lors de son procès.

Dans cette affaire, Antoine Gagnon a laissé entendre que Fabien Laflame est celui qui lui a refilé le tuyau de la possible présence de sommes d’argent dans ces deux propriétés. Il est entré par effraction dans les résidences pendant que son informateur effectuait de la surveillance.

Après le vol du coffre-fort, les deux hommes se sont rendus dans un secteur isolé de Dégelis où ils ont divisé le magot.

En avril 2012, parce qu’il avait tout dépensé, Antoine Gagnon a informé Fabien Laflame qu’il était à court d’argent. Selon ses propos, son complice lui a refilé un deuxième tuyau qui n’a rien rapporté.

Lors du procès de Fabien Laflame, aussi connu sous le nom d’Alain Larouche, un témoin a dit que l’accusé passé la soirée chez lui le soir du 25 décembre 2011.

«J’ai des raisons de croire en la crédibilité de l’ensemble de la preuve fournie par M. Gagnon et quand il dit qu’il ne connaissait pas qui étaient les victimes. Il n’a pas bénéficié d’un traitement de faveur en incriminant un complice. Par contre, l’alibi de M. Laflame ne tient pas la route, son témoignage a été inconsistant et agressif. Il aurait pu commettre les crimes seuls, mais a plutôt eu recours à quelqu’un d’autre», a dit le juge Duffie.

En attendant le prononcé de sa sentence, le 29 mars, Fabien Laflame a pris le chemin du pénitencier puisque la Couronne s’est opposée à sa libération devant la gravité des méfaits pour lesquels il a été reconnu coupable.

Pour avoir reconnu sa culpabilité à ces deux méfaits, Antoine Gagnon, qui est âgé de 46 ans, a écopé d’une peine de 42 mois de prison. Il a été libéré après avoir purgé 28 mois derrière les barreaux. Sa sentence sous probation prendra fin dimanche.

«Au moins, ça démontre que je n’ai pas organisé ces deux vols et que je ne suis pas le seul à blâmer», a mentionné Antoine Gagnon lorsqu’interrogé par l’Acadie Nouvelle à sa sortie du tribunal.