Zenabis: une vague d’optimisme déferle sur Atholville

Le compte officiel Facebook de l’entreprise Zenabis est sorti de sa torpeur lundi soir avec un message d’espoir pour la communauté d’Atholville.

Inactif depuis le mois de novembre 2014, le compte a repris vie en début de semaine. Dans un court message adressé aux membres du groupe – et par ricochet aux citoyens du grand Restigouche –, l’entreprise soutient que l’attente tire à sa fin et que les nouvelles risquent d’être positives.

«Nous avons fait d’énormes progrès. Aujourd’hui, nous sommes plus près que jamais de notre objectif, soit de mettre en fonction une des plus grandes installations de production de marijuana médicale au Canada. Nous croyons que 2016 sera une année excitante et merveilleuse pour Zenabis», peut-on lire dans le message du promoteur, remerciant au passage la population et les leaders locaux pour leur appui indéfectible au projet depuis son annonce.

Cette sortie n’est pas sans faire écho aux propos émis la semaine dernière par le député fédéral de Madawaska-Restigouche, René Arseneault. Celui-ci affirmait en effet que le projet était près de connaître un dénouement.

On se souviendra que le projet Zenabis consiste à la mise en place d’une usine de production de marijuana médicale à Atholville, plus précisément dans les locaux vacants de l’ancienne usine de textile Atlantic Yarn.

Au cours des premières phases, on anticipe la création de 200 à 400 emplois. Mais depuis deux ans, le projet est en attente et la demande de permis (de producteur autorisé) est à l’étude par Santé Canada.

Selon le promoteur, toutes les étapes auraient été franchies avec succès.

Il va de soi que ces récentes sorties favorables au projet laissent entrevoir beaucoup d’espoirs pour la communauté d’Atholville et des environs. Le maire de l’endroit, Michel Soucy, attendait un tel message de la compagnie depuis longtemps.

«C’est certain que je serai encore plus heureux lorsque je recevrai le fameux appel me disant que le projet est approuvé, mais pour l’instant, ce mot de l’entreprise me fait très plaisir. C’est très positif et encourageant», exprime-t-il.

«Pour moi, que l’on sorte ainsi publiquement, ça m’indique que le projet est vraiment en voie d’être approuvé. Le promoteur a certainement eu vent de bonnes nouvelles pour dire cela. Peut-être que ce regain de confiance de la part de l’entreprise provient aussi du fait que le gouvernement actuel (à Ottawa) est plus favorable à la marijuana médicale et à la légalisation de la marijuana que son prédécesseur. Chose certaine, on est vraiment fébrile à Atholville devant le dénouement probable de cette aventure. On espère de tout cœur que ça ira de l’avant et que ces emplois seront créés pour la région, car on en a vraiment besoin», indique le maire qui – aussi optimiste soit-il – demeure tout de même réaliste.

«On ne sait pas ce qui va arriver. Mais aussi longtemps que le dossier est ouvert chez Santé Canada, je garde espoir. Ça signifie qu’on a une chance de voir l’usine entrer un jour en production», dit-il.

L’usine Zenabis est d’ailleurs l’un des éléments majeurs du plan de développement économique actuellement en processus de confection à Atholville.

«Nous avons consulté nos citoyens, et c’est sans grande surprise la création d’emplois qui les interpelle le plus. L’usine Zenabis joue donc un rôle important en ce sens. Cela dit, même si elle voit le jour, sa venue ne va pas régler tous les problèmes économiques d’Atholville et du grand Restigouche. Il ne faut pas faire l’erreur de s’arrêter uniquement à cette entreprise, aussi importante soit-elle comme outil de développement. Il faut poursuivre notre travail pour en attirer encore davantage et développer toutes les facettes de notre économie», indique le maire, souhaitant que le démarrage espéré de Zenabis soit l’électrochoc souhaité qui stimulera l’économie de toute la région.