Si l’équitation thérapeutique est un phénomène qui est relativement en vogue en France, sa pratique au Nouveau-Brunswick  reste encore à ce jour fort peu répandue et connue du grand public.

Pourtant, depuis déjà six ans, LERAS Horse Path offre dans la région de Saint-Léonard un endroit de ressourcement et de thérapie basé sur la présence sur place de chevaux comme aide thérapeutique.

Situé sur un terrain boisé de 110 acres, loin des regards indiscrets et du stress des grandes villes, l’endroit peut s’avérer propice pour le développement personnel ou la diminution des symptômes psychologiques ou physiques que peuvent ressentir parfois certaines personnes.

«Les personnes aux prises avec des difficultés d’ordre personnel, ou qui ont été victimes d’abus sexuels, physiques, d’intimidation ou encore qui souffrent d’autisme, d’anxiété ou de problèmes physiques peuvent venir ici pour travailler sur eux-mêmes et rebâtir la confiance en soi», a tout d’abord indiqué Louise Violette-Beaulieu, la PDG de LERAS Horse Path.

Même si ce n’est pas le cheval qui soigne, le fait de monter sur l’animal ou d’être à ses côtés peut faire de lui un médiateur et un bienfaiteur par sa présence à la fois enrichissante et chaleureuse.

«Le cheval ressent énormément les émotions de la personne qui est dessus ou à ses côtés, c’est pour cette raison qu’il est utilisé comme forme de thérapie», affirme celle qui est également la fondatrice de LERAS.

«Contrairement au chien qui est déjà l’ami de l’homme et à la zoothérapie en général, tu dois travailler à développer une relation de confiance avec le cheval, tout comme avec une personne», explique Louise Violette- Beaulieu.

Celle-ci affirme que les personnes prises en charge par un travailleur social et le ministère du Développement social ou encore par un simple médecin de famille peuvent bénéficier de la thérapie équestre offerte LERAS Horse Path.

L’endroit, où les téléviseurs et les ordinateurs brillent par leur absence, ne s’adresse pas exclusivement aux personnes qui vivent avec certaines difficultés a tenu à préciser sa directrice, qui est massothérapeute et intervenante en en santé mentale de formation.

Il peut également servir de lieu de retraite, où les gens peuvent simplement décrocher du quotidien pendant un bref moment.

«Nous ne voulons pas prétendre être en mesure de remplacer l’aide qui est offerte par un psychologue, un travailleur social ou tout traitement médical. Tout dépend des besoins des gens, nous préférons affirmer vouloir travailler avec ces spécialistes-là», explique Louise Violette- Beaulieu.

LERAS Horse Path dispose désormais sur ses terrains d’un manège intérieur d’une superficie de 100 pieds par 60 pieds, endroit où les gens peuvent être l’abri des intempéries ou encore des regards indiscrets.