La production de bleuets sauvages prend de l’expansion au Nouveau Brunswick

L’industrie du bleuet sauvage connaît une expansion dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. Près de 1600 hectares (4000 acres) de terres de la Couronne ont été attribués à des producteurs locaux.

Mercredi, le gouvernement provincial a fait une annonce qui doit aider à faire du Nouveau-Brunswick «le plus important producteur de bleuets sauvages au monde». Il a offert à bail des terres de la Couronne dans les comtés de Gloucester et de Northumberland pour la culture commerciale de bleuets sauvages.

Le gouvernement augmente ainsi de 11,7 % la superficie des terres de la Couronne réservée à l’industrie du bleuet sauvage. Le territoire exploité passe d’environ 34 000 à 38 000 acres.

Des producteurs ont présenté des dossiers dans le cadre d’un processus de demande de propositions lancé à l’automne 2015. Environ 75 producteurs avaient fait une demande pour les parcelles de terre, qui mesurent chacune entre 60 et 140 acres. Au total, 37 demandes ont été approuvées.

Rick Doucet, ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, souligne que l’industrie est en pleine croissance depuis une décennie. Selon Statistique Canada, la récolte au Nouveau-Brunswick est passée de 10 000 tonnes à plus de 35 000 tonnes, de 2005 à 2015.

«L’industrie du bleuet sauvage est bien placée pour connaître une expansion au Nouveau-Brunswick», affirme M. Doucet.

«La production de bleuets sauvages a le potentiel de stimuler grandement la croissance économique de la province, particulièrement lorsqu’on considère que la valeur de production à la ferme a plus que triplé au cours de la dernière décennie.»

La récolte de bleuets néo-brunswickoise a connu une année record en 2015. Plus de 78 millions de livres de bleuets ont été cultivés. Seul le Maine a connu une plus grande récolte, selon une porte-parole du gouvernement provincial, avec plus de 90 millions de livres.

L’attribution des 4000 acres de terre à des producteurs néo-brunswickois a lieu deux ans et demi après celle de 15 700 acres à Oxford Frozen Foods. Le géant néo-écossais n’a cependant pas encore entamé l’exploitation des terres.

Le nouvel octroi s’inscrit dans le cadre d’un engagement de Rick Doucet auprès des producteurs locaux de bleuets sauvages. Le ministre s’était engagé à désigner 2240 hectares (5600 acres) de terres de la Couronne pour la culture du bleuet sauvage.

Dans le cadre du processus de demande de proposition, les producteurs devaient notamment démontrer qu’ils étaient capables de mener une exploitation viable. Les demandes ont été évaluées par un comité composé de représentants du ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, du ministère des Ressources naturelles et d’Opportunité NB.

En 2015, plus de 25% de tous les bleuets sauvages récoltés au Canada ont été cueillis au Nouveau-Brunswick. L’industrie a des retombées économiques de 39 millions $ par année dans la province, ce qui représente environ 360 emplois à temps plein et 11 millions $ en revenus du travail.

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