Un Festival Western axé sur la continuité

L’organisation du Festival Western de Saint-Quentin a opté pour une approche qui ne sort pas trop des sentiers battus.

Les fervents du Festival Western de Saint-Quentin ne seront pas décontenancés par la programmation, du 5 au 10 juillet. La formule, éprouvée depuis plusieurs années, demeure sensiblement la même mis à part les noms de têtes d’affiche qui varient.

Cette année, le party des duchesses sera ainsi assuré par Laurie LeBlanc, Paul Dwayne, Maurice Belliveau et Marc Babin. Le public pourra également compter sur des concerts hommages à de grands noms de la musique américaine, soit Johnny Cash, Alan Jackson et le groupe Creedence Clearwater Revival (CCR).

À ces concerts s’ajoutent, bien entendu, les piliers du festival, soit le Rodéo Wildtime, le Pow Pow ainsi que le concours Miss Cow-Girl Atlantique, trois activités qui attirent les foules année après année.

«On a misé sur la continuité, donc en se basant sur les activités qui étaient populaires au cours des dernières années et que les gens nous redemandaient», explique le président du comité organisateur, Rino Perron, confirmant par exemple le retour de la course de tracteurs à gazon modifiés pour la journée du lancement des activités.

Qu’à cela ne tienne, le festival comporte néanmoins quelques nouveautés.On y présentera ainsi en grande première un concours amateur de chants aux sonorités typiquement westerns.

«On sait qu’il y a énormément de talent en Acadie. Un concours comme celui-ci va donner la chance au public de découvrir de nouveaux artistes tout en offrant à ces derniers une belle visibilité. On veut leur donner la chance de se faire valoir, et je m’attends à de très belles surprises», indique M. Perron.

Il souligne que deux catégories seront à l’honneur, soit interprète et auteur-compositeur-interprète.

«Le but commun est toutefois que ce soit du country western», réitère le président, voulant le concours unique et laissant les autres styles à d’autres événements.

Cette soirée plus «culturelle» et musicale remplacera en quelque sorte le vide laissé par l’abandon du Gala Culture Country qui visait à récompenser les gens de l’industrie musicale du western francophone et qui n’a jamais réussi à attirer les foules.

L’autre nouveauté est l’instauration d’un coût d’entrée pour le site principal. Les festivaliers pourront faire l’achat d’un bracelet au coût de 10$ et qui sera valide durant toute la durée du festival.

«Par le passé, le site et les événements sous le chapiteau par exemple – étaient gratuits. Mais ces activités ont tout de même un coût. La location du chapiteau, l’éclairage, le système de son, les artistes… Tout ça n’est pas donné. Le bracelet se vendra au coût de 10$, ce qui revient à 2$ par jour. Je ne crois pas que ce soit exagéré et que cela empêchera les gens de participer», croit M. Perron.

Il note par ailleurs que cela aidera certainement à garder le festival dans la bonne voie au niveau financier.

Car il faut rappeler que l’organisme fonctionne pratiquement à longueur d’année.

«On a des employés à temps plein et on commence généralement à se pencher sur la nouvelle édition vers le mois d’octobre. C’est peu sembler exagéré comme pour seulement six jours d’activités, mais organiser un événement de cette ampleur est très exigeant. Ce n’est pas parce que l’on travaille lentement, mais plutôt parce qu’on veut bien faire les choses», a précisé M. Perron, vantant du coup le travail des 18 bénévoles du comité organisateur ainsi que des employés du festival.

À noter que différents forfaits basés sur les intérêts des festivaliers seront également mis en vente cette année.