L’industrie acadienne du tourisme perd une grande ambassadrice

Janica Daigle a laissé un souvenir impérissable à tous ceux qu’elle a rencontrés au cours de sa vie. Son décès, survenu trop tôt à 48 ans, laisse un vide dans l’industrie du tourisme en Acadie.

«Il n’y a personne qui croyait plus dans le comté de Kent, dans le Sud-Est et dans l’Acadie. Elle était vraiment une grande ambassadrice», affirme Mireille Roy, amie et collègue de Mme Daigle.

Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans le secteur de la restauration à Moncton, celle que l’on surnommait «La Grande» a décroché un emploi avec Tourisme NB. Pendant près d’une demi-douzaine d’années, elle a été une chef de file du secteur touristique du Sud-Est et de la région de Kent.

«Partout où elle allait, elle se faisait aimer. Janica aurait rencontré un pêcheur d’Escuminac et elle l’aurait traité de la même façon que l’ambassadeur de la Louisiane. Elle avait un grand impact sur les gens», explique Diane Rioux, représentante médias de voyages à Tourisme NB.

La femme qui a vu le jour à Grand-Sault et qui a habité la majeure partie de sa vie à Moncton, a travaillé avec une passion contagieuse afin de promouvoir le tourisme en Acadie.

«Dans notre région, dans le nord de Kent, elle organisait souvent des rassemblements avec toutes les entreprises touristiques. Elle les encourageait à travailler fort afin de développer la région», explique Mme Roy.

«Tout le monde la connaissait. Quand on la rencontrait une fois, on se souvenait d’elle pour toujours. Avec elle, c’était l’amitié instantanée. Elle avait toujours un sourire accueillant et les bras ouverts.»

Dans le cadre de son emploi, Mme Daigle a guidé de nombreuses visites de la région. Elle offrait aux visiteurs, dont plusieurs journalistes de publications touristiques françaises, une expérience acadienne authentique.

«C’était d’une qualité qui n’avait rien à envier à n’importe quelle tournée VIP que tu peux imaginer. Jamais de la vie qu’ils seraient venus en Acadie sans manger une poutine râpée. Elle était reconnue pour chanter, même si elle n’avait pas un immense talent. Elle apprenait Viens voir l’Acadie (de Donat Lacroix) aux visiteurs. Elle aimait beaucoup montrer aux gens la culture locale», mentionne Mme Roy.

Samedi, environ 400 personnes ont assisté aux obsèques de Mme Daigle à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. «Il n’y avait pas un oeil sec dans l’église», révèle Mme Roy.

«Elle aurait voulu qu’on célèbre sa vie et qu’on se rassemble. Il y avait tellement d’amour entre les personnes présentes. Ça montre juste à quel point il y avait de l’amour pour Janica.»

Quand elle ne faisait pas la promotion de sa région, Mme Daigle aimait passer ses temps libres à sa roulotte sur le bord de la mer à Petit-Aldouane. Elle y passait ses étés avec son mari, Brian Robichaud, et ses deux chiens, Hogan et Brody.

En avril, elle avait décroché un nouvel emploi avec Parcs Canada en tant que gestionnaire des lieux historiques nationaux.

Mme Daigle est décédée subitement le 1er mai à sa résidence à Moncton. Elle laisse dans le deuil son époux et ses deux frères, Stéphane Daigle (Geneviève Braun) et Mathieu Daigle (Ailish Sullivan).