Le département de la sécurité publique à Tracadie est en pleine expansion

Nouvel assistant et nouvelles ambitions, le département de la sécurité publique à Tracadie est en pleine expansion.

Chez les Thibodeau à Tracadie, devenir pompier est une passion qui se transmet de génération en génération. Jimmy a suivi les traces de son père, de ses oncles et de ses cousins. Il s’est engagé comme secouriste volontaire il y a sept ans, tout en assurant ses fonctions de technicien chez Rogers.

Jimmy Thibodeau s’implique désormais pleinement dans la vie des deux brigades que compte la municipalité (Tracadie et Rivière-du-Portage). Il est l’adjoint du directeur de la sécurité, Denis Savoie, depuis le 25 avril.

En tant que tel, il gère les deux casernes et devra élaborer les nouvelles politiques administratives et opérationnelles du département.

«Je trouve ça intéressant. Je vais pouvoir agir directement sur l’évolution des brigades», confie l’intéressé.

«Jimmy Thibodeau a prouvé qu’il peut accomplir le travail avec succès. J’apprécie ses qualités de rassembleur. Son embauche nous permet de poursuivre notre restructuration», commente Denis Savoie.

Suite au regroupement avec les DSL environnants, la municipalité s’est dotée l’année dernière d’un département de sécurité publique. L’offre de services s’étoffe. Le directeur souhaite développer l’aspect prévention auprès des citoyens.

«Une population bien informée, c’est autant de drames évités», souligne-t-il.

Chaque mois dans le bulletin municipal sont publiés les consignes et les rappels portant sur un sujet prédéterminé: allumage d’un barbecue, entretien des cheminées, etc.

Denis Savoie a enfin l’intention de renforcer ses partenariats avec les autres forces de l’ordre.

«La réussite d’une intervention dépend de notre bonne coordination.»

L’effet Fort McMurray

La tragédie qui se joue en Alberta agite les esprits. Depuis deux semaines, la brigade de Tracadie reçoit de plus en plus d’appels de particuliers qui s’informent des règles en vigueur concernant les feux de détritus en plein air.

«Jusqu’au 3 mai, en raison du fort risque incendie, l’ensemble de la province était en code rouge. Aucun feu n’était autorisé. Maintenant, ils sont soumis à condition», renseigne Denis Savoie, le directeur de la sécurité publique de la municipalité.

Par exemple, le tas à brûler ne doit pas dépasser les 2m de haut et les 3m de diamètre. Il est interdit de l’allumer à moins de 60m d’une forêt.

«Quelle que soit la situation, la vigilance est de rigueur. Il faut toujours s’assurer que le feu est éteint avant de quitter l’endroit», recommande M. Savoie.