Un avion d’Ambulance NB a été forcé d’effectuer un atterrissage d’urgence

Un avion d’Ambulance Nouveau-Brunswick allant chercher un patient à Bathurst a dû faire demi-tour et atterrir d’urgence à Moncton après qu’une barre de remorquage ait été oubliée sur l’appareil avant le décollage.

Un pilote d’avion de Voyageur Airways, compagnie aérienne qui assure le service d’ambulance aérien d’Ambulance Nouveau-Brunswick (ANB), a décollé de Moncton en direction de Bathurst, durant la nuit du 3 mars.

À l’approche de Bathurst, le pilote a remarqué un problème avec le système de gouvernail de l’appareil. En raison d’une mystérieuse raideur au palonnier droit, il a déclaré l’urgence avant de rebrousser chemin. De retour dans le Sud-Est, l’avion a touché le sol en toute sécurité sous la supervision des services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs.

C’est alors la source du problème a été identifiée.

«…l’équipage a remarqué que la barre de remorquage (une pièce de métal d’environ deux mètres qui permet de déplacer l’avion au sol, NDLR) était toujours attachée au train avant et que les portes du train d’atterrissage étaient endommagées», peut-on lire dans un rapport préparé par Transports Canada.

Le document ajoute que les portes et les trains d’atterrissage de l’avion seront remplacés.

Ambulance NB confirme que le vol en question était bel et bien un vol de son service d’ambulance aérien. Yvon Bourque, directeur des opérations, explique que le patient a dû attendre un deuxième vol.

«Plus tard le matin, le patient a été transporté par ambulance terrestre à l’aéroport de Charlo, en raison du mauvais état des pistes à l’aéroport de Bathurst. Le patient a été transporté par l’ambulance aérienne d’ANB de l’aéroport de Charlo à l’aéroport de Sainte-Foy, puis transféré au Centre hospitalier de l’Université Laval (Québec).»

«Nous ne sommes pas en mesure de commenter sur l’état médical du patient pour des raisons de confidentialité, mais nous pouvons confirmer qu’il a reçu des soins continus du personnel médical de l’Hôpital régional Chaleur pendant qu’il attendait son transfert.»

Le directeur ajoute que la situation avec l’aéronef de Moncton était liée au fonctionnement de l’appareil, une Beech B200.

«Le transporteur aérien a réalisé un examen exhaustif pour s’assurer qu’un tel incident ne se reproduise pas. ANB a été tenue informée de l’enquête qui a été menée. La sécurité demeure notre principale priorité et nous sommes satisfaits des résultats de l’examen.»

Mentionnons que, contrairement aux vols commerciaux et aux vols nolisés, les services sur la piste d’atterrissage aux avions d’ANB ne reviennent pas aux employés de l’aéroport de Moncton. Si la société de la Couronne se sert de la piste d’atterrissage de l’aéroport, elle a ses propres installations et ses propres services à partir de la rue Champlain.