La survie de la coop de Saint-Léolin est mise en péril

Le Village de Saint-Léolin accepte de se porter acquéreur de l’ancien magasin coop pour la somme symbolique d’un dollar, mais la possibilité de revendre le commerce au cours des prochains jours à un entrepreneur de la Péninsule acadienne est maintenant sérieusement mise en péril, regrette le maire Mathieu Chayer.

Les conseillers municipaux ont accepté à l’unanimité l’offre de la Coopérative de Caraquet, qui proposait de céder le bâtiment, le terrain et l’équipement du point de service de Saint-Léolin à la municipalité.

Le but de la transaction était de transférer les actifs à Saint-Léolin avant de signer une entente avec l’entrepreneur Gabriel LeBreton, qui a récemment présenté une offre d’achat à la Coopérative de Caraquet pour prendre possession des magasins alimentaires de Saint-Léolin et de Maisonnette.

Aux prises avec des difficultés financières, la Coopérative de Caraquet veut fermer les deux points de service.

L’offre de Gabriel LeBreton comprend deux conditions qui ne peuvent être dévoilées pour des raisons juridiques. L’une des deux conditions sera toutefois très difficile à respecter, explique Mathieu Chayer.

«On a eu un accrochage majeur. L’acheteur a posé deux conditions et il y a une des deux conditions qu’on ne peut remplir malheureusement.»

«Je l’ai appris tantôt vers l’heure du midi. J’ai passé l’après-midi au téléphone pour essayer de résoudre ça.»

Le maire Chayer espère qu’il y aura un moyen de résoudre le problème, même si les espoirs semblent minces.

«On ne désespère pas, mais je ne veux pas donner de faux espoirs aux gens. (…) Honnêtement, je dirais que les chances de régler l’accrochage sont à peu près de 20%.»

Puisqu’il sera bientôt propriétaire de l’édifice, du terrain et de l’équipement, le Village peut songer à d’autres options si les négociations actuelles tombent à l’eau. L’objectif premier est de maintenir le service dans la communauté, mais si rien ne bouge au cours des prochains mois, la municipalité est prête à étudier de nouvelles options, dit Mathieu Chayer.