La légitimité du C.A. de la SANB est remise en doute

Les membres de la section Pointe-aux-Pères de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) votent majoritairement contre le rapport de Bernard Richard sur la gouvernance de l’organisme.

Cette section, qui dessert la région Chaleur, a tenu son assemblée générale annuelle (AGA) samedi.

La quasi-totalité de la douzaine de membres présents à la rencontre ne soutient pas les recommandations du comité de la gouvernance présidé par l’ancien ombudsman Bernard Richard.

Le groupe de travail a recommandé, en autres, l’abolition des sections locales, du bureau de direction et du Forum de concertation des organismes acadiens.

Le comité suggère une réorganisation du conseil d’administration pour que chacune des six régions de la province soit représentée par deux membres.

«Nous ne sommes pas d’accord parce qu’une bonne façon d’avoir le pouls des régions est par le biais des sections parce qu’il y a plusieurs personnes qui en font partie. Ça ne tient pas d’avoir une seule personne qui partage les préoccupations et les enjeux de son milieu», a justifié Roger F. Cormier, le président de la section Pointe-aux-Pères.

M. Cormier, qui a été nommé représentant du Nord en fin de semaine, doute de la légitimité du conseil d’administration de la SANB.

«J’aimerais savoir si ceux qui siègent maintenant pour représenter les différentes régions sont passés par tout le processus. Si tout est en règle, je vais l’accepter, mais j’ai des doutes. Il y a des anomalies et souvent les règlements ne sont pas suivis», avance celui qui n’a jamais mâché ses mots.

Lors d’une journée de réflexion sur la structure de l’organisme en avril, les grandes lignes du rapport Richard ont semblé satisfaire la majorité des participants.

Hélène Boudreau, la vice-présidente à la participation citoyenne au sein de la SANB, qui a assisté à la séance de la section Pointe-aux-Pères, encourage les adhérents de cette section et des autres à soumettre leurs idées quant à la composition de l’organisme.

«Je leur ai demandé d’avoir une ouverture d’esprit en regardant le rapport une deuxième fois pour y apporter des améliorations, des solutions. S’ils veulent conserver les sections locales, qu’ils essaient de l’inclure dans une possible nouvelle structure. Le rapport Richard est un document de discussions. Ce sont les membres de l’assemblée générale qui vont déterminer notre futur», a souligné Mme Boudreau.

L’AGA de la Société de l’Acadie du N.-B. se tiendra les 23 et 24 septembre, à Miramichi.