De jeunes réfugiés Syriens apprennent le français pendant l’été à Moncton

Plusieurs enfants réfugiés de la région de Moncton participent à des camps de francisation lors des vacances scolaires.

Tenus du 4 juillet au 19 août à l’école Le Mascaret de Moncton, ces camps offrent aux nouveaux arrivants l’occasion d’améliorer leur niveau de langue.

Organisés par le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick (CAFI), ils sont ouverts aux immigrants allophones (parlant une autre langue que le français ou l’anglais) et aux enfants issus de familles exogames d’origine canadienne (familles avec un parent anglophone et un parent francophone).

Les jeunes Syriens, arrivés au Canada depuis quelques mois seulement, forment la moitié du groupe d’une soixantaine d’inscrits. Tous sont âgés de 4 à 11 ans et scolarisés dans l’une des écoles du District scolaire francophone Sud.

«Ça aide les besoins de francisation et leur intégration dans les communautés d’accueil. On fait beaucoup d’activités pédagogiques pour leur permettre d’acquérir les notions de base de la langue française», résume Émilie Haché, agente de liaison famille-école du CAFI.

Le district scolaire est d’ailleurs impliqué dans le projet et a mis à disposition les locaux de l’école.

«L’idée c’est aussi de préparer à l’année scolaire, ajoute Émilie Haché. On veut éviter qu’ils perdent les acquis durant l’été. Les enfants continuent à pratiquer le français et ne recommencent pas à zéro en septembre.»

Cinq jours par semaine, les enfants gardent le contact avec la langue française. Jeux, histoires, chansons, ateliers, sports, bricolage, chaque moment devient un prétexte à l’apprentissage.

«La compréhension et la langue c’est le principal défi. C’est tout nouveau pour eux et ça peut être difficile», reconnaît Marie Omalosanga, animatrice passionnée.

Une sortie à la bibliothèque publique est prévue une fois par semaine pour les plus jeunes. Chaque journée s’ouvre sur une activité pour apprendre aux enfants les noms de leurs camarades et quelques mots basiques. L’objectif est de les mettre en confiance, explique Émilie Haché.

«On sait qu’une habitude est essentielle au bon développement d’un enfant et à son intégration. La majorité d’entre eux viennent de rentrer le système scolaire et sont encore en phase d’adaptation», dit-elle.

«Pendant le camp d’été, ils sont jumelés avec de jeunes Canadiens et des résidents permanents. Ils vont pouvoir tisser des liens de confiance avec la communauté, ce qui favorise une meilleure intégration.»